Grèce: Accord de l'Eurogroupe pour un 3e plan d'aide
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GrèceAccord de l'Eurogroupe pour un 3e plan d'aide

Les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus à un accord vendredi soir sur un troisième plan d'aide à la Grèce.

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23.09 Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.

23.09 Comme pour le premier gouvernement Tsipras en janvier, les ministres ont prêté serment en deux fois, dans les locaux de la présidence de la République. Un premier groupe a prêté serment sur l'Evangile, devant des dignitaires religieux orthodoxes. Le second, plus important, a prêté un serment civil au Président de la République Prokopis Pavlopoulos.

AFP/Louisa Gouliamaki
21.09 Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a gagné un nouveau pari dimanche en menant son parti de gauche radicale Syriza au pouvoir pour la seconde fois cette année. Mais il va devoir gouverner à nouveau avec les souverainistes des Grecs Indépendants (ANEL).

21.09 Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a gagné un nouveau pari dimanche en menant son parti de gauche radicale Syriza au pouvoir pour la seconde fois cette année. Mais il va devoir gouverner à nouveau avec les souverainistes des Grecs Indépendants (ANEL).

AFP/Louisa Gouliamaki
18.09 A l'approche des élections législatives un sondage révèle que Syriza, le parti de Tsipras, serait devancé par conservateurs.

18.09 A l'approche des élections législatives un sondage révèle que Syriza, le parti de Tsipras, serait devancé par conservateurs.

AFP/Aris Messinis

Athènes recevra 23 milliards avant la fin du mois d'août. «De nouveaux prêts pouvant aller jusqu'à 86 milliards d'euros» seront accordés à la Grèce au cours des trois prochaines années, a précisé la Commission.

La première tranche d'aide s'élèvera à 26 milliards d'euros, et sera elle-même divisée en plusieurs sous-tranches: un versement «immédiat» de 10 milliards placés sur un compte distinct pour la recapitalisation des banques grecques.

La deuxième «sous-tranche» de 16 milliards d'euros commencera par un versement de 13 milliards d'ici au 20 août, suivi d'un ou plusieurs autres à l'automne, en fonction de la mise en oeuvre des réformes, précise l'Eurogroupe dans un communiqué.

Pas de prêt relais

La Grèce n'aura donc pas besoin de prêt relais pour honorer le 20 août un remboursement de 3,4 milliards d'euros à la Banque centrale européenne. Cela avait été envisagé un temps, notamment par l'Allemagne qui voulait prendre plus de temps pour négocier l'accord.

«Les six derniers mois ont été difficiles. Ils ont mis à l'épreuve la patience des décideurs politiques et encore plus celle de nos citoyens. Ensemble, nous avons côtoyé l'abîme», a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

«Mais aujourd'hui je suis heureux d'annoncer que toutes les parties ont respecté leurs engagements» et «le message de cet Eurogroupe est clair: sur cette base, la Grèce est et restera de manière irréversible un membre de la zone euro», a-t-il poursuivi.

Vote de confiance après le 20 août

Vendredi matin, le Parlement grec a adopté ce troisième plan d'aide au pays, essentiellement grâce aux voix de l'opposition. Face à la fronde des députés de sa coalition, le premier ministre Alexis Tsipras a décidé de solliciter un vote de confiance.

Le texte de 400 pages a été adopté par 222 voix pour, 64 contre et onze abstentions. Mais seuls 118 des 162 députés de la coalition ont voté en sa faveur, ont indiqué des collaborateurs de M. Tsipras, augmentant les défections dans le camp du Premier ministre qui n'a plus de majorité.

Dans ce contexte, le chef du gouvernement a décidé de solliciter un vote de confiance après le 20 août, date à laquelle Athènes doit rembourser 3,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi un haut fonctionnaire gouvernemental.

Selon la Constitution grecque, il faut au minimum 120 voix sur les 300 sièges du parlement pour faire passer des décisions. Si ce cap n'est pas atteint, cela révélerait l'existence d'un gouvernement minoritaire incapable de diriger le pays et il n'y aurait «pas d'autre possibilité» que d'organiser de nouvelles élections.

Possibles élections anticipées

Avant le vote l'assemblée, Alexis Tsipras avait appelé à voter en faveur d'un accord qui permet selon lui d'assurer «la survie du pays et de continuer le combat». Répondant au président de la ND, il avait également laissé ouvert la possible tenue d'élections anticipées.

«Ne mettez pas sur la table de telles questions, car elles pourraient bien être acceptées», avait-il lancé, avertissant cependant que le «souhait (de l'opposition, ndlr) que ce soit la fin du gouvernement de gauche ne se réalisera pas».

Le vote prévu à l'origine jeudi soir avait été retardé par la Présidente de l'assemblée, Zoé Konstantopoulou, une des personnalités du Syriza vivement opposée à l'accord. Elle avait qualifié le projet de loi d'inconstitutionnel. Deux autres figures de Syriza étaient opposées au plan d'aide: l'ancien ministre de l'économie Yanis Varoufakis et l'ex-ministre de l'énergie Panagiotis Lafazanis, favorable au retour à la drachme. (afp)

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