Actualisé 12.10.2016 à 18:09

Colombie

Accord de paix: le pays va apprendre de ses erreurs

Le commandant en chef de la guérilla des Farc, Timoleon Jiménez, a jugé positif le rejet par référendum de l'accord de paix en Colombie, estimant qu'il permettrait de «dissiper de nombreux doutes» et d'impliquer les abstentionnistes.

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Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l'ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño. (Lundi 13 janvier 2020)

Les autorités colombiennes ont annoncé dimanche avoir déjoué un attentat contre le leader de l'ex-guérilla des FARC, Rodrigo Londoño. (Lundi 13 janvier 2020)

Keystone
La Colombie a connu dimanche les plus pacifiques de ces dernières années. Une femme devrait devenir maire de Bogota. (27 octobre 2019)

La Colombie a connu dimanche les plus pacifiques de ces dernières années. Une femme devrait devenir maire de Bogota. (27 octobre 2019)

AFP
La dissidence des Farc, a annoncé, dans une vidéo diffusée mercredi, la création d'un mouvement politique clandestin, suite à son soulèvement armé la semaine dernière. (4 septembre 2019)

La dissidence des Farc, a annoncé, dans une vidéo diffusée mercredi, la création d'un mouvement politique clandestin, suite à son soulèvement armé la semaine dernière. (4 septembre 2019)

AFP

«C'est même bien que ce soit arrivé car cela permet de dissiper de nombreux doutes et amène de surcroît cet important secteur du peuple colombien qui n'a pas voté, plus de 63%, à s'intéresser à ce fait historique», a déclaré Rodrigo Londoño à radio Caracol.

Cette déclaration du leader des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jiménez ou Timochenko, fait écho au référendum du 2 octobre, où le «non» l'a emporté à la surprise générale à 50,2%.

Une pédagogie massive et claire

Le leader de la guérilla marxiste a estimé que ce résultat «permet de corriger ce que nous n'avons pas fait lors de la conclusion des accords, c'est-à-dire une pédagogie massive, claire» pour expliquer leur contenu.

Timochenko et le président Juan Manuel Santos ont signé le 26 septembre un accord final de paix, visant à clore plus d'un demi-siècle de conflit armé.

Cessez-le-feu maintenu

En dépit du résultat du référendum, la guérilla et le gouvernement ont convenu de maintenir le cessez-le-feu bilatéral en vigueur depuis le 29 août, et d'écouter les objections de l'opposition, qui avait mené campagne pour le «non» avec à sa tête l'ex-président de droite Alvaro Uribe.

«Nous ne pouvons gâcher la possibilité de mettre fin à une confrontation qui dure depuis déjà 52 ans (...) Nous écoutons les différents secteurs, tant ceux du non, que ceux du oui», a déclaré le chef de la principale guérilla de Colombie.

Trouver des solutions

«Depuis le 3 octobre, au lendemain du plébiscite, la délégation du gouvernement, la délégation des Farc, avec leurs conseillers, travaillent consciencieusement pour trouver des solutions, et je pense que très, très bientôt, il y aura des nouvelles», a-t-il ajouté.

Quant à la possibilité que les Farc acceptent des changements sur les points concernant la justice transitoire et la participation politique des guérilleros démobilisés, Timochenko a estimé que «ce serait intempestif de relancer une discussion qui nous a pris plus d'un an et demi et a été l'une des plus dures et difficiles».

Les partisans du «non» à l'accord dénoncent notamment l'«impunité totale» dont bénéficieraient, selon eux, les guérilleros coupables des crimes les plus graves. (afp)

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