Vaud: Accord financier entre l’Eglise réformée et une victime d’abus sexuels
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VaudAccord financier entre l’Église réformée et une victime d’abus sexuels

Une femme se plaignant d’actes sexuels d’un ancien responsable évangélique a obtenu une réparation de 50’000 francs. La victime a décidé de reverser une partie du montant à des associations.

Une commission d’enquête avait reconnu l’atteinte à l’intégrité sexuelle, psychologique et spirituelle d’une collaboratrice de l’Église (image d’illustration).

Une commission d’enquête avait reconnu l’atteinte à l’intégrité sexuelle, psychologique et spirituelle d’une collaboratrice de l’Église (image d’illustration).

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«Il y a bien eu atteinte à l’intégrité sexuelle, psychologique et spirituelle de cette ancienne collaboratrice de L’Église évangélique réformée de Suisse (EERS)», avait déclaré l’été passé Marie-Claude Ischer, présidente de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud à la tête d’une commission d’enquête. L’affaire d’abus sexuels, dans laquelle est impliqué un ex-responsable de la faîtière suisse qui regroupe 24 Églises, vient de connaître son épilogue au terme d’un accord à l’amiable avec la victime. L’EERS a accepté de verser un dédommagement de 50’000 francs. Ce montant, qui scelle un arrangement «n’impliquant pas la reconnaissance d’une obligation légale», couvre les frais juridiques de la plaignante et une réparation morale. Pour ce dernier volet, l’ancienne collaboratrice a souhaité que l’argent soit reversé «à des organisations œuvrant dans les domaines de la prévention de la violence et de l’aide aux victimes».

Cet accord a été révélé par le site cath.ch. Selon ce média, chaque année, deux rencontres de réseautage permettent aux personnes en charge des questions de protection de la personnalité au sein des Églises membres de l’EERS d’échanger sur leurs pratiques et sur leurs besoins. Car, martèle l’EERS, «rien ne doit être étouffé». 

(apn)

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