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FranceAccord «historique» entre Google et la presse

Le géant américain et les éditeurs français ont conclu vendredi un accord unique au monde aux termes duquel Google financera un fonds d'aide à la transition des médias français vers le numérique.

L'accord est basé sur un «partenariat commercial» destiné à aider la presse à se développer sur internet et à «accroître ses revenus en ligne», a précisé un porte-parole du géant américain. Il a souligné que le fonds de 60 millions d'euros (74 millions de francs) «sélectionnera des initiatives prometteuses permettant de faire émerger de nouveaux contenus en ligne».

Selon l'Elysée, une réunion s'était tenue dans l'après-midi autour du chef de l'Etat avec MM. Schmidt, Schwartz, Nathalie Collin, présidente de l'Association de la presse d'information politique et générale, en présence des ministres Aurélie Filippetti (Culture et Communication) et Fleur Pellerin (déléguée aux PME et à l'Economie numérique).

Accord «historique»

«Il s'est produit aujourd'hui un évènement mondial (...)», s'est félicité le chef de l'Etat. Le président Hollande a fait valoir que «cet accord (était) bon pour la presse française, bon pour les contenus et bon aussi pour Google».

«A la fois sur la méthode - la recherche d'un accord entre un grand groupe mondial et la presse française - et sur le résultat - un fonds de 60 millions d'euros pour les investissements d'avenir -, c'est une fierté pour la France d'avoir été capable de réaliser cet accord qui est le premier dans le monde», a-t-il poursuivi.

Cet accord «va-t-il servir de modèle ou de référence? nous le verrons, mais il y a forcément une alliance à nouer entre les producteurs de contenus et les diffuseurs, c'est ce que nous avons été capables d'illustrer aujourd'hui», a ajouté le chef de l'Etat.

Mieux vaut un accord qu'une loi

François Hollande, rappelle la présidence, avait exprimé le voeu en recevant M. Schmidt le 29 octobre, «qu'une solution négociée soit trouvée entre les éditeurs de presse et Google».

Le chef de l'Etat avait aussi annoncé fin octobre qu'une loi pourrait «intervenir si nécessaire» pour faire payer une taxe à Google, dans l'hypothèse d'un échec des négociations. «Il vaut mieux avoir un accord qu'une loi, c'était la bonne approche», a réagi vendredi soir Eric Schmidt, saluant «un accord historique dans l'intérêt du peuple français». (ats)

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