Roumanie – Accord sur un gouvernement de coalition après deux mois de crise
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RoumanieAccord sur un gouvernement de coalition après deux mois de crise

Le parti libéral et le parti socio-démocrate ont trouvé un accord pour former un gouvernement. Le poste de Premier ministre devrait être assuré en alternance.

Le président Klaus Werner Iohannis et le candidat libéral au poste de Premier ministre Nicolae Ciuca. 

Le président Klaus Werner Iohannis et le candidat libéral au poste de Premier ministre Nicolae Ciuca.

AFP

Les libéraux au pouvoir en Roumanie et leurs anciens rivaux sociaux-démocrates ont abouti à un accord dimanche pour former un gouvernement de coalition, deux mois après le début d’une grave crise politique en pleine flambée de la pandémie. Ces deux formations, qui avaient déjà partagé le pouvoir entre 2012 et 2014 avant de se brouiller, ont également décidé d’une «rotation» inédite des Premiers ministres, jusqu’aux législatives de décembre 2024.

Le candidat des libéraux (PNL) Nicolae Ciuca et celui des sociaux-démocrates (PSD) Marcel Ciolacu devraient ainsi se succéder à la tête de l’exécutif, avec un mandat d’un an et demi chacun. «Nous avons achevé les pourparlers sur la structure politique du futur gouvernement», a déclaré aux journalistes M. Ciolacu, à l’issue d’une rencontre avec le PNL et le parti de la minorité hongroise (UDMR), partenaire dans cette coalition.

Il n’y a plus qu’à…

Il ne reste plus qu’à se mettre d’accord lundi sur le nom du premier chef du prochain gouvernement, avant de soumettre dans la foulée ce choix au président Klaus Iohannis, a indiqué M. Ciuca. Ce dernier, un général à la retraite converti à la politique, avait échoué début novembre à former un gouvernement, les libéraux s’étant opposés dans un premier temps à s’allier aux sociaux-démocrates. Mais ces deux formations ont fini par enterrer la hache de guerre, estimant que le pays avait besoin d’un gouvernement stable.

Inflation qui frôle les 8% sur fond de ralentissement de la croissance dans ce pays parmi les plus pauvres de l’UE, assainissement des finances publiques, gestion de la crise sanitaire: le futur exécutif sera confronté à de nombreux dossiers urgents. La Roumanie est dans l’incertitude depuis que le Parlement a censuré début octobre le gouvernement libéral de Florin Citu, lâché par son ancien allié USR, qui l’accusait d’autoritarisme. Cette crise est intervenue alors que ce pays, mauvais élève de la vaccination, avec 37% à peine de ses 19 millions d’habitants ayant reçu les deux doses, a été durement frappé par une nouvelle vague particulièrement virulente de Covid-19.

(AFP)

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