Bioley-Orjulaz (VD): Accusations infondées et affaire classée

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Bioley-Orjulaz (VD)Accusations infondées et affaire classée

Le procureur spécial responsable de l'enquête sur le groupe Orllati a rendu son ordonnance: l'entreprise n'a commis aucune pollution.

par
Frédéric Nejad Toulami

Après sept mois d'enquête, le Ministère public vaudois a

décidé de classer l'instruction pénale visant à déterminer si les entreprises du groupe romand Orllati avaient commis des infractions à la législation sur la protection de l'environnement. les investigations mises en œuvre n'ont pas permis de confirmer les soupçons dirigés contre les entreprises concernées.

Le Département cantonal du territoire et de l'environnement (DTE) avait dénoncé le 15 juillet 2016 l'entreprise Orllati auprès du Ministère public. Un courrier anonyme adressé à la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro à ce sujet avait aussi été envoyé à des médias (dont «20 minutes») en novembre 2016. A l'aune des éléments suspicieux, le procureur spécial Christian Buffat avait ouvert une enquête puis envoyé, début octobre 2016, une vingtaine de policiers afin de perquisitionner les locaux de l'entreprise, active dans la construction et la dépollution, basée dans le Gros-de-Vaud. Ils sont aussi allés faire des prélèvements et des sondages sur le site d'une ancienne gravière à Bioley-Orjulaz (VD) où le groupe Orllati exploite des décharges au-dessus d'une nappe phréatique, ainsi qu'à Cossonay (VD). Ceci avait nourri des soupçons d'atteintes à l'environnement.

Respect total des exigences légales

«Les soupçons portés à l'encontre du groupe Orllati n'ont pas été confirmés, annonce ce mardi matin le Ministère public. Aucun élément de preuve tangible ne corrobore l'accusation selon laquelle les entreprises dénoncées contreviendraient de manière systématique et organisée à la législation sur la protection de l'environnement, en vue de réaliser d'importants profits en toute illégalité. Les vérifications effectuées font au contraire apparaître que les entreprises du groupe Orllati s'efforcent de respecter les

exigences légales dans l'exercice de leurs activités, et notamment que la documentation concernant chacun des chantiers est tenue avec rigueur et précision.»

Ainsi, la procédure pénale a été classée et aucune charge retenue contre l'entreprise accusée à tort.

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