Genève II: Accusations mutuelles de terrorisme
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Genève IIAccusations mutuelles de terrorisme

Les représentants de Damas et de l'opposition se sont accusés mutuellement jeudi à Genève de mener des actes terroristes.

Lakhdar Brahimi a précisé mercredi en fin de journée que les discussions sur un gouvernement de transition sont encore «très préliminaires». La conférence Genève 2, ouverte le 22 janvier à Montreux, se termine vendredi.

Lakhdar Brahimi a précisé mercredi en fin de journée que les discussions sur un gouvernement de transition sont encore «très préliminaires». La conférence Genève 2, ouverte le 22 janvier à Montreux, se termine vendredi.

L'arrêt des violences sous toutes ses formes fait partie du communiqué de Genève 1, raison pour laquelle le médiateur Lakhdar Brahimi a mis sur la table ce sujet lors de la séance plénière de jeudi. Aucune réunion séparée du représentant spécial de l'ONU avec les deux délégations n'est prévue dans l'après-midi, ont indiqué les Nations Unies.

«Nous avons parlé principalement des violences et nous avons apporté de nombreuses preuves des violences commises par l'Etat» syrien, a indiqué aux journalistes le porte-parole de l'opposition Louai Safi. L'opposition a dénoncé le rôle du Hezbollah chiite libanais et des milices pro-régime Shahiba, a-t-il précisé.

Rapport d'HRW

Louai Safi a cité comme dernier exemple en date le rapport publié jeudi par Human Rights Watch (HRW). Selon HRW, le gouvernement syrien a rasé des milliers d'habitations dans des secteurs où la population soutient l'opposition à Damas et à Hama (centre), comme «punition collective». L'ONG a accusé le pouvoir de Damas «d'effacer de la carte des quartiers entiers».

HRW a en particulier documenté deux cas à Hama et cinq dans et autour de Damas entre juillet 2012 et juillet 2013, en utilisant l'imagerie satellitaire. Elle estime que 140 hectares, soit l'équivalent de 200 terrains de football, ont été rasés.

Désaccord complet

Pour leur part, les représentants de Damas ont dénoncé lors de la réunion du matin le rôle des jihadistes et réaffirmé la propagande gouvernementale selon laquelle le régime fait face à des attaques terroristes soutenues par l'étranger.

Les deux délégations sont complètement en désaccord sur la manière de procéder. Le régime a insisté pour qu'il soit mis fin d'abord à la violence terrroriste, alors que l'opposition veut discuter en priorité de la formation d'un gouvernement d'un transition.

«On ne peut pas mettre la charrue avant les boeufs», a déclaré le porte-parole des opposants Louai Safi. «On n'arrêtera pas la violence si le régime d'Assad reste en place», a-t-il dit.

Minute de silence

Seule lueur de rapprochement entre les deux camps antagonistes, les deux délégations et l'équipe des médiateurs ont respecté lors de la réunion du matin une minute de silence en honneur des dizaines de milliers de victimes du conflit. Toutes les délégations se sont levées, à la demande du chef de la délégation de l'opposition Hadi al-Bahra.

Lakhdar Brahimi doit informer les médias de la suite des discussions lors d'une conférence de presse prévue à 17h00.

(ats)

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