Thurgovie: Accusé d'avoir maltraité sa jument jusqu'à la mort
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ThurgovieAccusé d'avoir maltraité sa jument jusqu'à la mort

Le Service vétérinaire thurgovien a porté plainte contre un paysan de Hefenhofen, dont l'animal a dû être abattu. Ce n'est pas la première fois que cet agriculteur est mis en cause.

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Ulrich*, 46 ans, semble collectionner les plaintes pour mauvais traitements envers les animaux. La dernière en date a été déposée récemment par le service vétérinaire thurgovien.

Ce paysan de Hefenhofen avait déjà été condamné une première fois en 2007 pour avoir maltraité jusqu'à la mort un cheval en le ferrant. Il avait alors écopé d'une peine pécuniaire de 9000 francs ainsi que d'une amende de 2000 francs. Trois ans plus tard, le quadragénaire avait de nouveau eu affaire aux juges: il avait été mis en cause pour avoir menacé le vétérinaire cantonal avec une arme factice et, une nouvelle fois, pour mauvais traitements envers les animaux. Cette fois-ci, le Tribunal cantonal thurgovien l'avait condamné à 9 mois de prison. La Tribunal avait confirmé cette peine en deuxième instance, selon le «Thurgauer Tagblatt».

L'affaire actuelle concerne une des ses juments. Grièvement blessée, elle a été abattue par Ulrich le 16 octobre dernier en présence de la police cantonale. «Tant le vétérinaire cantonal que le vétérinaire mandaté par le propriétaire du cheval étaient d'avis que l'animal ne pouvait plus être soigné. Nous avons assisté à la scène pour nous assurer que c'était la meilleure chose à faire pour l'animal», a expliqué à «Blick» Andy Theler, porte-parole de la police thurgovienne.

Contacté par le quotidien alémanique, Ulrich nie avoir maltraité la jument: «Je l'ai ramenée de l'alpage le 9 octobre. J'ai vu qu'elle s'était blessée à la jambe. Mon vétérinaire m'a dit que je devais la soigner. C'est ce qu'on a fait.» Le quadragénaire est ensuite parti quelques jours en Valais. Une de ses amies s'est alors occupée de sa jument. «Elle m'a appelé et m'a dit que le service vétérinaire voulait euthanasier ma jument. Je suis immédiatement rentré et j'ai récupéré mon animal. J'ai recontacté mon vétérinaire, qui m'a dit qu'il valait mieux tuer l'animal.»

«Je ne comprends pas pourquoi la police s'acharne autant sur mon cas. Mes chevaux vont bien», s'énerve Ulrich, qui pense que sa jument aurait pu être soignée. «Les autorités ont quelque chose contre moi!»

*Nom connu de la rédaction

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