Bâle-Campagne: Accusé d'avoir violé la nounou de ses enfants

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Bâle-CampagneAccusé d'avoir violé la nounou de ses enfants

Un Togolais comparaît devant le Tribunal pénal de Muttenz (BL) pour avoir abusé sexuellement de la femme chargée de s'occuper de ses filles. L'accusé nie les faits. Le verdict devrait tomber vendredi.

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lha/ofu
Keystone

Costume noir, chemise blanche et chaussures en cuir: c'est un homme à l'allure irréprochable qui s'est présenté mercredi devant le Tribunal pénal de Muttenz (BL). Le Togolais de 47 ans, qui travaillait en tant que comptable dans son pays, a expliqué avoir déménagé en 2009 dans la région bâloise après avoir rencontré une doctoresse suisse. Ils se sont rapidement mariés et ont eu des enfants. Comme il enchaînait les petits boulots temporaires et que son épouse devait faire tourner son cabinet, le couple a engagé une nounou pour s'occuper de leurs filles, des jumelles.

«Cris étouffés»

Quand la babysitter a à son tour eu un enfant en février 2014, une jeune femme de 21 ans l'a remplacée. Selon les déclarations de la nouvelle nounou, son quotidien au sein de la famille s'est rapidement transformé en véritable cauchemar. Le quadragénaire aurait passé le plus clair de son temps à la maison, la suivant partout tout en la harcelant. L'homme l'aurait agressée sexuellement pour la première fois le 17 février. Trois jours plus tard, il serait allé plus loin en la violant sans se protéger. «Il lui a mis la main sur la bouche pour étouffer ses cris», peut-on lire dans l'acte d'accusation.

L'accusé a clamé son innocence mercredi devant les juges, assurant que le rapport était consenti. Et les preuves matérielles semblent lui donner partiellement raison. Si les analyses faites après l'agression présumée prouvent qu'il y a bien eu un rapport sexuel, elles ne prouvent pas clairement une pénétration forcée.

Un moment de faiblesse

Le Togolais a expliqué à la Cour que la jeune femme l'idolâtrait, notamment parce qu'il savait bien cuisiner et qu'il rangeait toujours la cuisine. «Si elle décide de faire l'amour avec quelqu'un comme moi alors ce n'est pas à moi de décider. C'est elle qui le voulait», s'est-il défendu. A la question de savoir s'il ne craignait pas de détruire son mariage en couchant avec la nounou, le quadragénaire a répondu: «Je suis chrétien et croyant, mais tout le monde peut avoir un moment de faiblesse.» Un instant de faiblesse que son épouse semble lui avoir pardonné puisque le couple vit toujours sous le même toit, sans babysitter néanmoins, écrit «20 Minuten».

L'avocat de la défense a demandé l'acquittement de son client tandis que le Ministère public, lui, a requis une peine de prison de plusieurs années. Le verdict devrait tomber vendredi.

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