Christian Vanneste (UMP): Accusé d'homophobie, il quitte la politique
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Christian Vanneste (UMP)Accusé d'homophobie, il quitte la politique

Le bureau politique de l'UMP, réuni mercredi, a décidé d'investir aux législatives à Tourcoing un autre candidat que le député sortant, accusé de propos homophobes et menacé d'exclusion.

Déjà accusé par le passé de dérapages homophobes, M. Vanneste a provoqué un tollé la semaine dernière avec ses propos niant la déportation d'homosexuels français durant la Seconde Guerre mondiale. En ouverture de la réunion hebdomadaire à huis clos du bureau politique, instance dirigeante de l'UMP, le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, a pris la parole pour dire que l'UMP avait investi un autre candidat que M. Vanneste, député sortant, dans la 10e circonscription du Nord, en la personne de Gérald Darmanin, ont confié des participants.

«Nous ne pouvions pas nous dérober. On règle cette affaire de façon claire afin d'éviter toute polémique. Christian Vanneste nous a informés qu'il a renoncé à son investiture», a déclaré M. Copé. Le numéro un de l'UMP avait mis la semaine dernière à l'ordre du jour du bureau politique de ce mercredi l'exclusion de M. Vanneste. Le secrétaire général adjoint du parti présidentiel, Marc-Philippe Daubresse, lui aussi député du Nord, a déclaré devant le bureau politique que M. Vanneste avait «donné sa parole d'homme qu'il va démissionner et qu'il va quitter la politique».

M. Vanneste doit tenir ce mercredi soir une réunion avec des militants UMP dans sa circonscription, a-t-on également appris. Dans une vidéo diffusée sur le site www.libertepolitique.com, datée du 10 février, le député du Nord a déclaré: «Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels». «En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (...) En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France», avait-il affirmé.

(L'essentiel Online/AFP)

Un homophobe récidiviste

Christian Vanneste n'en est pas à ses premiers propos tendancieux envers la communauté homosexuelle. Lors d'une interview sur TF1 en 2004, le député UMP avait estimé que l'homosexualité était «un comportement culturel, acquis, de l'ordre du réflexe (...) plutôt négatif» mais que l'on pouvait parfaitement «l'inhiber ou le rééduquer».

Un an plus tard, l'homme en rajoute une couche dans un entretien à la «Voix du Nord»: «L’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité (…). Je n’ai pas dit qu'elle était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel, ce serait dangereux pour l’humanité.» Condamné pour ses propos après la plainte d'associations pro-gays, M. Vanneste sera finalement blanchi par la Cour de cassation qui estime que ces propos ne «dépasse pas les limites de la liberté d'expression».

Enfin en 2010, sur son blog, il fait le rapprochement entre homosexualité et pédophilie.

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