Winterthur (ZH) - Accusé d’avoir violé sa belle-fille atteinte d’un handicap mental
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Winterthur (ZH)Accusé d’avoir violé sa belle-fille atteinte d’un handicap mental

Un homme, qui a passé neuf mois sous les verrous, a finalement été déclaré non coupable. Les accusations ont été jugées trop vagues et trop changeantes.

Le procès s’est déroulé au Tribunal de district de Winterthur (ZH)

Le procès s’est déroulé au Tribunal de district de Winterthur (ZH)

Madeleine Schoder/Tamedia

C’est la fin d’un long cauchemar pour un homme accusé d’avoir abusé de la fille de sa femme. Le prévenu a été jugé ces derniers jours à Winterthour, à huis clos, relate la «NZZ».

Au moment des premiers faits dont elle l’accuse, la jeune fille était âgée de 12 ans. Le prévenu avait déjà fait l’objet de cinq condamnations en Suisse pour des vols. Originaire de l’Europe de l’Est, il avait été expulsé. Il s’était ensuite marié à une Suissesse et avait pu obtenir un permis B.

Son épouse est mère d’une fille qui, selon un avis d’expert, présente un développement mental semblable à celui d’un enfant de 9 ans, équivalent à un Q.I. de 52. La jeune fille vit en institution spécialisée et ne visite sa mère qu’un week-end par mois.

Elle l’accuse de viol

L’ado accuse son beau-père d’actes sexuels non consentis répétés, sur une durée de trois ans, lorsqu’elle avait entre 12 et 15 ans. Il l’aurait violée au moins une fois. Un fait semble donner raison à la plaignante: une photo d’elle, poitrine dénudée, est retrouvée sur le téléphone portable de son beau-père.

Une peine de 5 ans et 3 mois, ainsi qu’une interdiction de séjour, ont été requises contre l’accusé. Sa belle-fille demandait, via son représentant légal, un dédommagement de 12’000 francs. La défense plaidait, elle, l’acquittement et 58’800 francs d’indemnisation, soulignant la stigmatisation que son client avait subie en tant que délinquant sexuel.

Acquitté après neuf mois de préventive

L’homme a finalement été acquitté, la preuve de culpabilité ne pouvant être établie. C’était «parole contre parole», écrit la «NZZ».

La Cour a estimé que les déclarations de la belle-fille étaient trop vagues et changeantes pour être prises au sérieux. Quant à la photo compromettante, la belle-fille l’aurait prise elle-même, même si les parents lui avaient interdit d’utiliser le téléphone. Le beau-père, qui a passé neuf mois en détention préventive, a obtenu le dédommagement demandé.

(ami)

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