États-Unis: Accusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de New York se dit «désolé»
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États-UnisAccusé de harcèlement sexuel, le gouverneur de New York se dit «désolé»

Le puissant gouverneur de New York Andrew Cuomo s’est dit dimanche «vraiment désolé» que son comportement et ses propos aient été «mal interprétés comme du flirt non sollicité», après une deuxième accusation de harcèlement sexuel qui l’a fragilisé.

Image d’archive.

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AFP

«Au travail, je pense que je joue, que je fais des blagues que je crois drôles. Parfois je taquine les gens de façon que je pense bon enfant, en public comme en privé», a indiqué le gouverneur de 63 ans, dans un communiqué dimanche.

«Je comprends maintenant que mes interactions ont pu être insensibles ou trop personnelles et que certains commentaires, vu ma position, ont pu avoir chez certains des effets non intentionnés. Je me rends compte que certaines choses que j’ai dites ont été mal interprétées, comme du flirt non sollicité. Si certains ont eu cette impression, j’en suis vraiment désolé». «Pour être clair, je n’ai jamais touché personne de façon inappropriée, ni fait d’avances à qui que ce soit, et je n’ai jamais voulu mettre quelqu’un mal à l’aise», a-t-il ajouté.

Ce sont les premières excuses présentées par le puissant gouverneur de 63 ans depuis la première accusation de harcèlement sexuel le visant, venue d’une de ses ex-conseillères, qui les a détaillées mercredi dans un blog.

«Strip poker»

Cette conseillère, Lindsey Boylan, a affirmé que le gouverneur l’avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée, suggéré qu’elle joue avec lui au «strip poker» et «multiplié les efforts pour (lui) toucher le dos, les bras, les jambes». Samedi, une autre ex-collaboratrice, Charlotte Bennett, a indiqué au «New York Times» qu’il lui avait fait des avances qui l’avaient mise «mal à l’aise» au printemps 2020.

Ses excuses interviennent alors que certains parlementaires new-yorkais, y compris au sein de sa majorité démocrate, ont appelé à sa démission. Comme la sénatrice Alessandra Biaggi, qui l’a qualifié de «monstre» dans un tweet samedi.

Un nombre croissant de personnalités ont aussi appelé ce week-end à une enquête indépendante sur ces allégations, menée par la procureure de l’État, Letitia James. Après avoir proposé que l’enquête soit menée par une ex-juge considérée trop proche du gouverneur, le bureau du gouverneur a indiqué dimanche soir avoir demandé à Letitia James de désigner un avocat privé pour mener les investigations.

(AFP)

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