Actualisé 14.03.2017 à 22:33

LausanneAccusé de s'en être pris aux petits de sa garderie

Le stagiaire d'une structure d'accueil est soupçonné d'actes sexuels sur les enfants. Le prévenu a été placé en détention préventive.

von
Christian Humbert

«Il m'a léché le zizi.» Mi-décembre 2016, un père était stupéfait d'entendre sa fille de 5 ans prononcer de tels mots. Une autre enfant de la fratrie rapporte aussi le comportement déplacé d'un stagiaire employé dans une garderie de Lausanne: «Je l'ai vu lécher les fesses de ma sœur dans la salle de la dînette.»

Informée, la directrice n'a pas tardé à suspendre l'homme de 22 ans. «C'est bien, il n'est pas là aujourd'hui», ont vite réagi les enfants. Interrogée par la police, la victime présumée a fait une description qui en dit long: «Il a baissé un peu son pantalon. Il s'est mis à quatre pattes et a sorti sa langue.» L'homme lui aurait demandé ensuite de lui «toucher le zizi». La fillette a également précisé «avoir senti la forme». Et enfin, l'enfant a signalé qu'elle a dû s'essuyer l'entrejambe une fois avec du papier.

Le pervers présumé a été arrêté le jour de Noël. Il a contesté les faits. Mais il a aussi précisé qu'une collègue l'avait accusé d'avoir «embrassé un enfant» lors d'un précédent stage entre mars 2015 et juillet 2016. Lors de la perquisition de son domicile, la police a trouvé un sac de lingerie. «Ce sont des trophées de mes meilleurs rapports sexuels», a-t-il prétexté. Problème: la taille de quatre culottes indique clairement qu'elles appartenaient à des enfants. Pour éviter tout risque de fuite, la détention préventive du prévenu a été prolongée.

Le suspect a aussi fait du baby-sitting Les enquêteurs affirment que l'homme était trop proche des enfants et avait des comportements inappropriés. Il avait, par exemple, tendance à se coucher à leurs côtés ou à leur faire des «câlins». L'enquête cherche à établir s'il y a d'autres victimes car le prévenu a aussi fait du baby-sitting. Les policiers ont également découvert des vidéos scatologiques et urologiques au domicile du pervers. La demande de libération de l'ex-stagiaire a été rejetée.

Le suspect a aussi fait du baby-sitting Les enquêteurs affirment que l'homme était trop proche des enfants et avait des comportements inappropriés. Il avait, par exemple, tendance à se coucher à leurs côtés ou à leur faire des «câlins». L'enquête cherche à établir s'il y a d'autres victimes car le prévenu a aussi fait du baby-sitting. Les policiers ont également découvert des vidéos scatologiques et urologiques au domicile du pervers. La demande de libération de l'ex-stagiaire a été rejetée.

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