Actualisé 14.03.2016 à 11:21

ZurichAccusée d'avoir tué le père de son ex par vengeance

Un retraité a été retrouvé mort chez lui, en 2014 à Zurich, après avoir été frappé à 26 reprises à la tête. L'ex-petite amie de son fils, une Thaïlandaise de 56 ans, comparaît mercredi devant la justice pour meurtre.

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Werner*, un Alémanique de 77 ans, a été tué de manière particulièrement brutale, en mars 2014 à Zurich. Selon les médecins légistes, il est décédé après avoir encaissé pas moins de 26 coups à la tête. Le procès de son agresseur présumé s'ouvrira ce mercredi devant le Tribunal de district de Zurich, rapporte «Blick».

C'est une Thaïlandaise de 56 ans qui se retrouve sur le banc des accusés. Selon des informations du quotidien alémanique, la couturière rejette les accusations dressées contre elle. Reste que le Ministère public pense détenir suffisamment d'indices la mettant en cause. La quinquagénaire aurait ainsi agi par vengeance. Car quelques jours avant les faits, le fils du retraité s'était séparé d'elle.

«Je saignais beaucoup»

L'accusée est par ailleurs connue pour avoir été violente avec ses deux ex-maris. En 1991, elle avait frappé à plusieurs reprises son ancien époux, Walter*, à la tête avec un couteau. Elle avait perdu son sang froid lorsque Walter avait voulu signer les papiers du divorce. «Je saignais beaucoup. Je ne voyais plus rien. Elle s'est approchée de moi. Elle voulait me poignarder», avait alors raconté l'homme aux policiers. Quatre ans plus tard, la Thaïlandaise avait tiré sur son deuxième ex-mari, dont on ignore les blessures qu'il avait subies. «Elle a écopé de 2 ans et demi de prison pour ces faits», confirme le cabinet d'avocats Landmann, qui défend actuellement le fils de Werner.

Selon des informations de «Blick», l'appartement de Werner n'était pas fermé à clé lorsqu'il a été retrouvé mort. Or, le retraité verrouillait toujours son logement. Des recherches menées par le quotidien alémanique montrent par ailleurs que la prévenue de 56 ans disposait d'une clé. Et contrairement aux autres personnes qui possédaient également une clé, la quinquagénaire est la seule qui avait une raison de s'attaquer au septuagénaire, déduit «Blick». Interrogé par le journal, le fils de Werner en est persuadé: «Ça ne peut être personne d'autre.»

Markus Götte, l'avocat de la prévenue, estime cependant que le Ministère public ne dispose d'aucune preuve concrète contre sa cliente. Selon lui, la Thaïlandaise s'entendait bien avec la victime. «Pourquoi aurait-elle été violente avec le père de son ex-petit ami?», s'interroge-t-il.

*Prénoms d'emprunt

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