Conso: Acheter un sapin artificiel, ça n’a rien d’écolo
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ConsoAcheter un sapin artificiel, ça n’a rien d’écolo

Dans le match qui oppose l’arbre synthétique à l’original cultivé chez un pépiniériste, le gagnant n’est pas celui qu’on croit.

Vous pensiez faire un geste pour l’environnement en misant sur un sapin réutilisable? L’intention est bonne mais il ne s’agit malheureusement pas de la meilleure des options pour mère nature. Une analyse du cycle de vie (ACV) réalisée par le cabinet de conseil canadien Ellio en 2010 indique qu’un sapin artificiel est utilisé en moyenne pendant six ans. Il en faudrait au moins vingt pour qu’il devienne un choix intéressant. Composé en grande partie de plastique (PVC) et produit majoritairement en Asie, les émissions de CO2 pour son cycle de vie complet sont estimées à 8,1 kg, dont 93% rien qu’entre le processus de fabrication et le transport, contre 3,1 kg pour un sapin naturel. À moins de se résoudre à ressortir le même modèle pendant au moins deux décennies, pour l’aspect écolo, on repassera.

Labels et écosapins

Opter pour un sapin naturel semble donc la meilleure option. En plus d’améliorer la qualité de l’air, ça stimule l’agriculture locale. Selon ForêtSuisse, l’Association des propriétaires forestiers, près de 500'000 arbres sont en effet produits en Suisse chaque année. 80% d’entre eux sont cultivés par des producteurs dans le seul but d’être vendus et ne sont donc pas déracinés en forêt. Pour ne pas se planter, on peut s’aider avec des labels certifiés 100% suisse comme IG Suisse Christbaum ou Bois Suisse, notamment. Autre option pour celles et ceux que la durée de vie éphémère du sapin dérange: les écosapins. Le concept? La livraison d’un arbre de Noël en pot qui sent bon la forêt et qui y sera replanté une fois les festivités terminées.

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