Lausanne - Acquitté, le Great Escape peut souffler un peu
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LausanneAcquitté, le Great Escape peut souffler un peu

Les patrons du bar lausannois ont obtenu l'acquittement, après avoir été amendés à cause de clients et d'un employé qui ne respectaient pas les mesures Covid. Cette affaire s'ajoutait à celle qui a provoqué la fermeture du bar durant quatre mois.

par
Pauline Rumpf
Le mythique établissement lausannois, au pied de la Cité, sera resté fermé quatre mois au total; mais en raison des mesures sanitaires fédérales, il n’aura été pénalisé qu’un mois de plus que les autres bars et restaurants.

Le mythique établissement lausannois, au pied de la Cité, sera resté fermé quatre mois au total; mais en raison des mesures sanitaires fédérales, il n’aura été pénalisé qu’un mois de plus que les autres bars et restaurants.

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Des clients qui consomment debout, sans porter le masque correctement, et qui trinquent avec un serveur: voilà la première infraction qui a été reprochée aux patrons du Great Escape durant la deuxième vague de la pandémie. Cette situation a eu lieu le 3 octobre, pile un mois avant les débordements très médiatisés du 3 novembre, qui ont provoqué la fermeture du bar pendant quatre mois. Pour la première affaire, les tenanciers avaient chacun été condamnés à 500 francs d’amende.

La nonchalance n’est pas une infraction pénale

Me Odile Pelet

Sauf que la plupart des faits reprochés étaient légaux au moment où ils se sont produits. C’est ce qu’a rappelé l'avocate des tenanciers, Me Pelet, vendredi devant un Tribunal de police. Début octobre, les règles étaient en effet les mêmes que fin juin, soit «quasi normales». La consommation debout n’a été proscrite que trois semaines plus tard, et la distance entre les groupes n'était pas obligatoire, de par l'existence d'un système de traçage appliqué scrupuleusement par l'établissement. «Mes clients en étaient à leur 19ème plan de protection», a-t-elle rappelé au Président. Celui-ci relevait qu’un rappel à l’ordre était intervenu, mais de façon peu motivée; «la nonchalance n'est pas une infraction pénale», a répété l’avocate.

Un espoir pour débloquer d’autres situations

Les explications de Me Pelet ont fait mouche: les trois patrons du Great Escape ont obtenu l’acquittement, même s’ils se partageront les frais d’enquête. De quoi soulager les exploitants, qui s’apprêtent à rouvrir le 17 juin après quatre mois de fermeture. «Nous sommes très contents de cette décision, qui ne retient pas de faute de la part de mes clients, a réagi l’avocate. Nous comptons nous en servir dans le cadre des procédures à venir». Le jugement du Président, lui, mentionne clairement que ce cas ne peut pas être généralisé, car il s’agit d’une situation particulière.

L’audience de ce vendredi n’était qu’une étape pour le bar lausannois. Si les gros débordements du 3 novembre ont débouché sur une sanction administrative exemplaire, la procédure pénale concernant cette soirée est encore en cours. La décision relative à l’indemnité de chômage partiel (RHT) prévue pour aider les entreprises touchées par la pandémie est également pendante. Par ailleurs, plusieurs demandes d’autorisations sont toujours en attente: le bar rouvrira bien le 17 juin comme prévu, mais avec une terrasse sans «extension Covid». Des aménagements pour l’Euro sont également encore incertains.

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