Canton de Zurich: Acquittée après avoir nourri le chat de sa voisine
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Canton de ZurichAcquittée après avoir nourri le chat de sa voisine

Une femme a contesté devant la justice zurichoise une amende pour appropriation illégitime après avoir donné à manger à un animal qui ne lui appartenait pas. Le tribunal s’est rangé de son côté.

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Le chat (photo d’illustration)

Le chat (photo d’illustration)

Photo: Reuters

«Je suis soulagée de l’acquittement, toute la procédure a été très éprouvante.» C’est ce qu’a déclaré mercredi à «20 Minuten» la femme de 59 ans en sortant du Tribunal de district de Bülach (ZH). Elle était accusée d’avoir laissé Mici, le chat tigré roux de sa voisine, passer la nuit chez elle durant environ cinq mois et d’avoir nourri l’animal contre la volonté de sa propriétaire. Condamnée via ordonnance pénale à une amende de 700 francs pour appropriation illégitime, la quinquagénaire avait fait recours contre ce jugement. Raison pour laquelle l’affaire a été traitée une nouvelle fois mercredi par la justice zurichoise.

Lors du procès, la Zurichoise domiciliée à Eglisau a nié les accusations. «Je n’ai jamais enfermé le chat et je n’ai jamais voulu le posséder.» Selon elle, Mici aurait été très amaigri en 2018. «Par compassion, je lui ai donné à manger pendant environ deux mois», a-t-elle déclaré.

«Réfractaire aux conseils»

L’avocat de la propriétaire du chat, lui, a demandé des dommages et intérêts à l’accusée. «Tous les efforts de ma cliente pour convaincre l’accusée d’arrêter de le nourrir sont restés vains.» Même les voisins auraient tenté de la convaincre, tout comme le refuge pour animaux d’où provenait le chat et l’office vétérinaire cantonal. «En dernier recours, ma cliente n’a pas eu d’autre choix que de lancer une procédure pénale, l’accusée étant absolument réfractaire aux conseils», a poursuivi l’avocat.

L’homme de loi a également rappelé que Mici a dû être ramenée au refuge, car elle ne mangeait plus sa nourriture spéciale et qu’il n’était plus possible de lui prodiguer des soins adaptés. «Ma cliente souffre encore aujourd’hui de cette perte. C’est comme si on lui avait enlevé un enfant», a déclaré l’avocat.

800 francs de frais de justice

À l’inverse, l’avocate de l’accusée a demandé l’acquittement. «Le chat, qui était en liberté, errait dans tout le quartier et allait et venait également dans d’autres appartements.»

Le tribunal a finalement acquitté la quinquagénaire. Selon le juge, il n’a pas été possible de prouver qu’elle a systématiquement nourri le félin tout en l’enfermant de manière répétée. La propriétaire de l’animal devra assumer les frais de justice d’environ 800 francs, précise «Blick».

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