Bâle: Activistes pour le climat devant une juge bâloise

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BâleActivistes pour le climat devant une juge bâloise

Cinq militants pour le climat se sont retrouvés au Tribunal pénal de Bâle. Ils avaient participé à un blocus du siège d’UBS le 8 juillet 2019. La banque a entre-temps retiré ses plaintes.

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obr/jbm
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Tôt ce mardi matin, les accusés ont reçu un soutien de la part de membres du Mouvement Collective Climate Justice
Tôt ce mardi matin, les accusés ont reçu un soutien de la part de membres du Mouvement Collective Climate Justice dr
Ils ont arboré un calicot devant le palais de justice.

Ils ont arboré un calicot devant le palais de justice.

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Le 8 juillet 2019, les activistes avant déposé des branches devant le siège rhénan d’UBS.

Le 8 juillet 2019, les activistes avant déposé des branches devant le siège rhénan d’UBS.

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Le procès d’activistes pour le climat s’est tenu mardi matin même si un accord a été trouvé entre les parties et que l’établissement financier a retiré ses plaintes. La justice a délibéré parce que les militants ont recouru contre les ordonnances pénales du Ministère publique bâlois prévoyant jusqu’à 150 jours-amendes à 30 francs avec sursis. Les prévenus sont accusés parmi d’autres chefs d’accusation de dommages à la propriété et d’émeutes.

Les avocats de la défense ont tous demandé que les ordonnances pénales soient rejetées par le Ministère public en raison d'un manque de clarification suffisante des faits. En outre, les dommages matériels causés par l'action – s'il y en a – n'ont pas été prouvés. La juge unique Susanne Nese a rejeté toutes les demandes d’abandon des accusations pénales. Pour elle, les manifestants ne sont pas partis lorsque la police leur en a intimé l’ordre. Le retrait des plaintes d’UBS pour violation de domicile n’y change rien.

Actions coordonnées

Pour mémoire, les activistes du Mouvement Collective Climate Justice avaient, en été 2019, amoncelé des branches et maculé des murs de la banque à Bâle pour protester contre les investissements de celle-ci dans les énergies fossiles. Ce même jour de juillet un autre groupe protestait à Zurich devant le siège de Credit Suisse cette fois.

A l’ouverture du procès mardi matin, plus de 50 activistes du Mouvement étaient présents pour soutenir les personnes convoquées devant la Cour. «C'est encore un procès, après les verdicts de Lausanne et de Genève ainsi que les procès des seniors du climat auprès de la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui abordera la question de savoir dans quelle mesure la jurisprudence doit s'adapter aux réalités sociales» a commenté le Mouvement dans un communiqué.

Le verdict ne devrait pas intervenir avant le 22 janvier.

«Passer à autre chose»

Bon nombre des militants ont décidé de signer l'accord avec la banque afin de pouvoir à nouveau consacrer davantage leurs ressources à leur travail politique. «Pour moi, l'accord avec la banque a des raisons purement pragmatiques: Je n'ai pas protesté devant UBS pour aller en justice, mais pour dénoncer publiquement le fait qu'UBS détruit notre planète avec ses investissements», déclare Moritz, l'un des accusés dans un communiqué. Amy a également signé l'accord avec UBS. Elle ajoute: «Ma vision de la société est qu'aucun être humain ne devrait être puni pour avoir travaillé pour un monde durable et solidaire.»

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