Adecco dépasse toutes les attentes au 1er trimestre
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Adecco dépasse toutes les attentes au 1er trimestre

Adecco a démarré l'année sur les chapeaux de roue. Le géant vaudois du travail temporaire a dégagé un bénéfice net de 100 millions d'euros (156 millions de francs) au 1er trimestre, en envol de 59 % sur un an.

Ces chiffres publiés sont nettement supérieurs aux attentes des analystes. Ils tablaient sur 86 millions d'euros de bénéfice net.

Conséquence: le titre Adecco s'envolait de 4,4 % à 82,25 francs après une heure d'échanges à la Bourse suisse. A la clôture, l'action a gagné 7,4 % à 84,55 francs, réalisant ainsi la meilleure performance du SMI de la journée.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 15 % à 4,7 milliards d'euros au cours de la période sous revue. Dans la foulée, le résultat d'exploitation a pris 37 % à 149 millions d'euros.

Lors d'une conférence téléphonique, Klaus Jacobs, président du conseil d'administration et directeur général de la multinationale, a confirmé son objectif de croître au moins de 7 à 9 % en moyenne par an au cours des années à venir. Ce niveau est supérieur à la moyenne de la branche.

DIS continue à réjouir Klaus Jacobs

M. Jacobs a réaffirmé que la reprise récente de l'entreprise allemande DIS était une «très bonne acquisition». Les chiffres trimestriels de ce groupe racheté pour un peu plus de 1 milliard de francs sont «très satisfaisants», même s'ils ne sont pas encore intégrés dans les résultats d'Adecco.

«Notre équipe de management est désormais complète», a poursuivi M. Jacobs. Après avoir débarqué le CEO Français Jérôme Caille l'automne dernier et ouvert un intermède de cumul des casquettes, Adecco va désormais retrouver la séparation des pouvoirs à sa tête, le numéro un de DIS Dieter Scheiff étant désormais patron d'Adecco.

Reste que si l'arrivée de ce dernier est effective sur le papier depuis la fin avril, il ne prendra véritablement les rênes que «prochainement», probablement en juillet, après avoir été formé, a expliqué M. Jacobs. Les procédures judiciaires lancées en Allemagne par des actionnaires de DIS qui veulent empêcher le transfert de M. Scheiff n'ont pas eu de répercussions. «Tout marche selon les plans», selon le président du groupe.

Dette accrue

Sur le plan financier, l'acquisition de DIS s'est traduite par une progression de la dette d'Adecco, passée à 716 millions d'euros à la fin mars, contre 292 millions à la fin décembre. Ce qui n'empêche pas le groupe de viser d'autres cibles.

A noter que l'affaire des plaintes collectives émanant de petits actionnaires américains qui s'estiment lésés par les faiblesses comptables décelées par Adecco il y a deux ans n'est pas terminée. Les plaignants ont déposé un préavis d'appel contre le rejet de leur procédure en première instance par un tribunal californien, à la fin mars. Adecco continue à ne voir aucun fondement à ces cas.

Dans le détail, au premier trimestre, les ventes d'Adecco ont crû de 5 % en France, son premier marché, à 1,5 milliard d'euros. C'est moins que le marché local. La hausse est ressortie à 14 % aux Etats-Unis et Canada, à 948 millions d'euros (surtout grâce aux effets de change) et à 26 % en Grande-Bretagne et Irlande, à 446 millions d'euros.

La Bourse suisse (SWX) a réagi positivement aux résultats d'Adecco. A la clôture, le titre gagnait 7,4 % à 84,55 francs, réalisant ainsi la meilleure performance du SMI de la journée.

NOTE: le cours de l'action a été actualisé. Le 2e paragraphe a été remanié en conséquence.

(ats)

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