«Il voulait se faire interpeller» - Ademo de PNL risque deux mois ferme
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«Il voulait se faire interpeller»Ademo de PNL risque deux mois ferme

Le rappeur avait été interpellé en septembre 2020 et placé en garde à vue pour «outrage» et «rébellion» envers les forces de l’ordre.

Les images de l'arrestation en mai 2020.

Sale temps pour Ademo. Le rappeur risque d’être condamné à deux mois de prison ferme, à effectuer sous bracelet électronique, selon ce qui a été requis par le parquet de Paris mercredi 14 avril 2021. La moitié du duo PNL a été jugé pour «outrage» et «rébellion» après son arrestation mouvementée par la police en septembre 2020. Le parquet a également demandé cinq mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende contre le musicien de 34 ans, Tarik Andrieu de son vrai nom, qui ne s’est pas présenté à l’audience.

Ademo avait été interpellé alors qu’il se préparait un joint de cannabis en marchant dans la rue à Paris, avec sa femme et leur fils en poussette. Les images de son arrestation mouvementée avaient largement circulé sur les réseaux sociaux. On le voyait se montrer virulent envers les policiers, puis se faire plaquer au sol pendant que des passants invectivaient les forces de l’ordre. Les policiers ont assuré au tribunal qu’ils n’avaient pas reconnu le rappeur. «Il me dit, tu vas faire quoi toi, tu sais pas qui je suis», a témoigné un agent, qui a fait part des «menaces» reçues ensuite sur les réseaux sociaux de la part de nombreux fans appelant à «retrouver» les fonctionnaires de police. En outre, le rappeur se serait «tout de suite montré agressif». «Il est dans la provocation, il crie bien fort pour attirer les badauds. Il voulait se faire interpeller», a estimé le chef de la patrouille en parlant de «mise en scène». Pour celui qui vient d’une «culture délinquante», l’interpellation filmée et très partagée était une «opération tout bénef», a jugé l’avocat de plusieurs policiers.

Hyper discret dans les médias, Ademo n’a pas réagi. 

Hyper discret dans les médias, Ademo n’a pas réagi.

Instagram

Le groupe PNL n’a «pas une parole, pas un clip» anti-police, a, pour sa part, martelé l’avocat du rappeur qui a assuré que son client se serait bien passé de la «publicité» en qualifiant l’interpellation de «complètement disproportionnée». Le tribunal rendra sa décision le 5 mai 2021.

(AFP/fec)

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