Biographie: Adolf Ogi raconte sa vie: «C'est formidable!»
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BiographieAdolf Ogi raconte sa vie: «C'est formidable!»

L'ancien conseiller fédéral Adolph Ogi sort sa biographie. Il y parle de politique suisse, des Nations Unies, mais aussi de son amour pour la Suisse romande.

Georges Wüthrich, André Häfliger, «Dölf Ogi, c'est formidable !», Editions Attiger, L'Illustré.

Georges Wüthrich, André Häfliger, «Dölf Ogi, c'est formidable !», Editions Attiger, L'Illustré.

Dédiée à son fils Mathias décédé en 2009, la biographie d'Adolf Ogi sort en en français. «Dölf Ogi, c'est formidable!» retrace l'itinéraire d'un fils de famille «simple» qui a côtoyé les plus grands de ce monde, mais qui s'extasie en premier lieu devant la nature.

«La nature est grande, Ogi est petit», explique l'ancien conseiller fédéral en présentant jeudi à Lausanne le livre écrit par Georges Wüthrich et André Häfliger. Best-seller en allemand avec 30'000 livres vendus, l'ouvrage est tiré pour l'heure à 3000 exemplaires en français.

«Plus Romand que jamais»

Avec un avant-propos de l'ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, le livre compte 180 pages richement illustrées. «Je me sens plus Romand que jamais», raconte Adolf Ogi (70 ans) en soulignant «une relation privilégiée avec la Suisse romande», lui qui a succédé à Jean-Pascal Delamuraz comme Ambassadeur d'Helvétie auprès de la Confrérie des pirates d'Ouchy.

Le Bernois membre de l'UDC insiste sur la chance qu'il a eue d'avoir des parents ouverts qui lui ont dit d'apprendre le français et d'aller découvrir le monde. Il rappelle ses trois années passées à la Neuveville (BE), avant de se rendre en France, en Belgique et en Angleterre.

«Cela a transformé énormément le reste de ma vie», affirme Adolf Ogi. Le livre, le septième sur Ogi relève-t-il, contient des histoires et des anecdotes, mais «ne trahit aucun secret d'Etat».

Trajectoire hors du commun

La liste des moments forts est panachée, quelques exemples parmi d'autres: six heures avec les Clinton à la Maison-Blanche, la promenade avec Kofi Annan à Kandersteg, la visite de François Mitterrand, son amitié avec Ruth Dreifuss au-delà des positions partisanes, les Jeux de Sapporo avec Bernhard Russi et Roland Collombin ou l'échec de Sion pour les Jeux olympiques de Turin.

«C'est ma trajectoire», ajoute-t-il. La politique doit être faite par des êtres humains pour des êtres humains, avec «de l'enthousiasme et du plaisir à gouverner», lance-t-il dans le salon du grand hôtel avec son ton inimitable. Un accent qui fait ressortir chez l'auditeur instantanément tous les souvenirs liés à cette personnalité politique suisse hors normes. (ats)

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