Etude: Ados puceaux jusqu'à 17 ans
Actualisé

EtudeAdos puceaux jusqu'à 17 ans

La sexualité des jeunes est plus sage que le discours ambiant pourrait le laisser penser. Ils attendent le bon moment pour se lancer.

par
Caroline Goldschmid
Le documentaire américain «Saturday Night», avec l'acteur John Malkovich (à dr.), aborde des problématiques liées aux teenagers.

Le documentaire américain «Saturday Night», avec l'acteur John Malkovich (à dr.), aborde des problématiques liées aux teenagers.

Avec l'accès facilité à internet grâce aux smartphones qui se retrouvent dans les mains de la plupart des adolescents ou encore grâce aux séries TV comme «Skins» et «True Blood», on pourrait penser que la vie intime des jeunes se débride. Et imaginer que l'âge moyen de la «première fois» est en baisse. Il n'en est rien.

Selon l'enquête «La sexualité des jeunes Québécois et Canadiens», relayée par le site rtl.be, la moitié des habitants du pays de l'érable ont leur premier rapport à 18 ans. Au Québec, ils ne sont que 30% à avoir franchi les pas avant 17 ans. Les chiffres américains révèlent la même tendance: chez les 15-17 ans, 58% des filles et 53% des garçons affirment n'avoir encore jamais eu d'expérience érotique.

Qu'en est-il en Suisse? La situation n'a guère changé depuis 30 ans. «L'âge de la perte de la virginité a baissé dans les années 1970, puis s'est stabilisé à 17 ans pour la moitié des jeunes depuis les années 1980», indique le professeur Pierre-André Michaud, médecin chef de l'Unité multidisciplinaire de santé des ados au CHUV, à Lausanne.

Le spécialiste insiste sur «le décalage entre la réalité et le discours ambiant». Parmi les raisons susceptibles d'expliquer ce qui pousse les adolescents à attendre, il y a «l'envie de vivre la chose dans un contexte relationnel amoureux et dans le respect des valeurs, plutôt que juste dans le cadre d'une expérience physique», remarque le professeur.

Ton opinion