Liens avec des trafiquants: Adriano répond à la justice
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Liens avec des trafiquantsAdriano répond à la justice

Adriano, l'attaquant de l'AS Rome, a été interrogé mercredi pour s'expliquer sur des transactions présumées avec des trafiquants de drogue locaux.

Adriano entouré par des policiers.

Adriano entouré par des policiers.

Adriano est arrivé accompagné de son avocat, Adilson Fernandes, et est ressorti une heure plus tard escorté par des policiers sans faire de déclarations à la presse.

L'attaquant était également appelé à comparaître au 38e commissariat de police de Bras Pina (zone nord de Rio) pour témoigner sur la même affaire mais il ne s'est pas présenté. Il avait déjà manqué à l'appel lundi dernier et s'était fait représenter par son avocat.

Le chef de la police civile, Allan Turnowski, a déclaré à la presse qu'Adriano devait être interrogé mercredi après sa comparution devant la justice pour «clarifier des points de l'enquête, comme doit le faire tout citoyen».

40'000 francs en cause

L'«Imperador» (Empereur), qui doit quitter le Brésil le 6 juin à destination de la Sardaigne pour une semaine de vacances avant de rejoindre Rome, est soupçonné par la police de liens financiers avec des hommes de Fabiano Atanasio da Silva, le chef du trafic de stupéfiants de la favela Vila Cruzeiro.

Il aurait transféré 60'000 reais (40'000 francs suisses) de son compte en banque vers celui d'un des hommes de Da Silva à la fin de l'année dernière. Da Silva est notamment accusé d'avoir abattu au fusil un hélicoptère de la police le 17 octobre dernier. Trois agents avaient péri carbonisés.

Deux photos problématiques

La police enquête également sur deux photos d'Adriano considérées comme des «apologies de crime». Sur l'une d'elle, l'attaquant international brésilien fait avec les doigts les initiales «CV» de la faction criminelle Comando Vermelho de Rio et sur l'autre il empoigne un fusil, comme un trafiquant.

L'agent du joueur a affirmé que l'arme sur la photo n'était en réalité «qu'une réplique utilisée pour des jeux de paintball».

C'est la deuxième fois en moins de trois mois qu'Adriano est entendu par la police. Fin mars, il avait dû expliquer pourquoi une de ses motos était immatriculée au nom de la mère d'un trafiquant de drogue, qui est également l'un de ses amis d'enfance, Paulo Rogerio de Souza Paz.

L'affaire n'est pas encore close. (afp)

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