Vaud: Adultère dévoilé dans un journal: la justice enquête
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VaudAdultère dévoilé dans un journal: la justice enquête

Une publication à caractère satirique avait mentionné une relation extraconjugale. L'homme visé a porté plainte.

par
Christian Humbert
La gazette en cause avait été publiée pour les Brandons.

La gazette en cause avait été publiée pour les Brandons.

Miroslav Dakov

Dans les cas d'adultère, la discrétion prévaut. Mais un journal vaudois des Brandons a mis les pieds dans le plat en février dernier au sujet des écarts possibles d'un indépendant connu pour ses activités. Dans un encart présenté comme une petite annonce, le journal satirique évoquait une «table à langer, une poubelle à pampers, un baby phone, un chauffe-biberons et surtout des capotes», recherchés par un individu. Il y était encore précisé: «Bon prix offert si livré avec un mode d'emploi.» Figuraient aussi des indices quant au lieu où vivrait celui qui serait à la recherche de ce matériel. Or, une «amie» du bonhomme, marié, aurait alors été enceinte. Il a reconnu la fréquenter en toute discrétion.

Mais il a déposé plainte en mai. Il reprochait à l'auteur et aux responsables de la rédaction d'avoir porté atteinte à son honneur en publiant un écrit faisant allusion à sa relation extraconjugale présumée. Le Ministère public du Nord vaudois a refusé d'entrer en matière. Le procureur a noté qu'il s'agissait d'un journal de carnaval et que la formulation de l'écrit litigieux ne permettait pas une identification pour un lecteur non prévenu.

Débouté, l'homme a recouru et réclamé l'ouverture d'une enquête pour identifier l'auteur de cette diffamation. Les juges cantonaux viennent de lui donner raison. Cette satire fera l'objet d'une enquête.

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