Actualisé 05.05.2014 à 20:34

EspagneAffaire de corruption présumée: 9 arrestations

Neuf personnes ont été arrêtées lundi en Espagne, dans le cadre d'une enquête pour corruption et une surfacturation présumée d'environ six millions d'euros pour la construction du train à grande vitesse (TGV) reliant Madrid à Barcelone.

«La garde civile a arrêté neuf personnes et a mené 11 perquisitions» aux domiciles et aux sièges d'entreprises suspectes, dont le gestionnaire public du réseau ferré espagnol Adif, a précisé le Parquet dans un communiqué.

Les neuf personnes arrêtées dans le cadre d'une plainte déposée en janvier par la délégation du Parquet anticorruption à Barcelone, sont soupçonnées «notamment de détournements de fonds publics, de corruption et de faux documents» lors de la construction de la ligne de train à grande vitesse entre Saragosse, Barcelone et la frontière française entre 2008 et 2012.

Les enquêteurs soupçonnent les dirigeants de l'entreprise chargée des travaux, la société Isolux Corsan, d'avoir gonflé des factures avec la complicité de responsables d'Adif, générant «un surcoût illégal au bénéfice de l'entreprise d'environ six millions d'euros», selon le Parquet.

«Dans le cadre du secret de l'instruction dicté par le juge instructeur, Isolux Corsan ne fera aucun commentaire au-delà de faire part de sa totale collaboration avec la justice», a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

Les perquisitions étaient destinées à «chercher des documents qui peuvent révéler d'éventuels versements en faveur de fonctionnaires d'Adif différents de ceux qui ont été découverts jusqu'à maintenant», précise-t-il.

Selon la presse, les personnes arrêtées dépendant d'Adif ont été suspendues provisoirement de leur fonction.

Parmi les personnes arrêtées, figurent un gérant des infrastructures d'Adif et son collègue chef de travaux de la partie adjugée à Corsan. Dans cette entreprise, le directeur chargé de la Grande vitesse et un représentant de Corsan à Barcelone ont été arrêtés.

Cette nouvelle affaire de corruption touche l'une des fiertés de l'économie espagnole : le train à grande vitesse, le deuxième au monde avec 3.100 kilomètres de rails en service, que Madrid espère vendre notamment au Brésil.

Inaugurée en janvier 2013, la ligne de 804 km reliant Madrid, Barcelone et la frontière française est la plus importante, avec un coût total de 3,7 milliards d'euros. (afp)

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