Jura: Affaire de zoophilie: la justice appelle au calme
Actualisé

JuraAffaire de zoophilie: la justice appelle au calme

Le Ministère public jurassien déplore les appels à la vengeance sur des réseaux sociaux, en raison d'actes zoophiles sur des chevaux.

La justice jurassienne a tenté mercredi de rassurer la population et de calmer les esprits après la multiplication des actes de zoophilie sur des chevaux. Elle s'inquiète en particulier d'appels à la vengeance publiés sur les réseaux sociaux.

Le Ministère public jurassien a rappelé que la provocation publique au crime ou à la violence constitue une infraction et peut aboutir à des poursuites pénales. Il est important que les enquêtes en cours puissent se poursuivre dans le calme, a-t-il expliqué. Sa crainte est de voir des citoyens excédés faire justice eux-mêmes.

La police et la justice jurassiennes assurent tout mettre en oeuvre pour découvrir le ou les auteurs de ces actes de maltraitance contre des chevaux. Un 7e acte de zoophilie a failli être commis durant ce week-end dans une ferme à Vicques. Tous les actes de maltraitance ont eu lieu dans le Val Terbi, dans le district de Delémont.

Première condamnation

Au début du mois de février, un homme a été reconnu coupable dans trois cas de mauvais traitements à des animaux commis à Courroux. Il a été condamné à huit mois de prison avec sursis pendant cinq ans. Mais depuis, de nouvelles agressions sexuelles sur des chevaux ont été signalées.

Des instructions ont été ouvertes dans toutes ces affaires, a relevé le Ministère public. Plusieurs personnes ont été auditionnées et des perquisitions ont été faites. Mais à ce jour, aucun suspect n'a été arrêté. C'est à la suite de ces événements qu'un groupe baptisé «Stop zoophilie Courroux» a vu le jour sur Facebook. (ats)

Ton opinion