Actualisé 23.04.2008 à 09:09

Affaire Garbani: mouchard arrêté par ses collègues

L'auteur des fuites sur Valérie
Garbani a été identifié. Il s'agit d'un agent de la police locale de Neuchâtel.

«Les agents du service informatique de la police cantonale ont effectué un véritable travail de fourmi. Ils n'ont pratiquement pas dormi ces dernières 72 heures», commente le juge d'instruction Nicolas Feuz, soulagé d'avoir pu identifier le coupable «dans une affaire qui rendait suspects 400 agents de police.»

L'homme, qui a reconnu les faits, devra répondre de violation de secret de fonction. Il est l'auteur des deux fuites, la première en février et la seconde la semaine dernière.

Mercredi, une enquête avait été ouverte après des révélations concernant la vie privée de l'élue socialiste. La présidente de l'exécutif de la ville est depuis en congé maladie. Le prévenu a reconnu les faits. Il est le seul policier impliqué.

«Il a imprimé des journaux d'intervention, qui ont ensuite fini dans les travées du Grand Conseil et dans la presse.» C'est grâce aux commandes d'impression retrouvées dans des historiques informatiques que l'agent a pu être identifié.

Le prévenu a dit que ses motivations étaient apolitiques», indique Nicolas Feuz. Il aurait agi ainsi car «il en avait marre qu'une élue puisse se comporter de la sorte». Le juge d'instruction reste prudent sur le sort qui sera réservé au policier. «Il est possible qu'il soit renvoyé», a-t-il estimé sans être plus précis.

Nando Luginbuhl/gin

Qui a informé la presse?

Le policier a-t-il contacté la presse directement? «Je ne peux pas vous le dire», indique Nicolas Feuz. Pour Matthieu Béguelin, président de la section locale du PS, «il est clair que la direction du Parti libéral a orchestré l’affaire. La présidente du Parti socialiste cantonal, Monika Maire-Hefti, a été approchée par Jean-Claude Baudoin, le président des libéraux, au Grand Conseil. Il possédait l’un des rapports en question.»

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