Actualisé 15.06.2020 à 08:09

ValaisAffaire Giroud: le «Walliser Bote» met de l’eau dans son vin

L’encaveur Dominique Giroud avait déposé une plainte en 2016 contre le journal pour atteinte à la personnalité. Dans une interview publiée sur son site, le média haut-valaisan reconnaît avoir fait «des erreurs».

L'encaveur valaisan a également attaqué la RTS pour atteinte à sa personnalité. Contestant la couverture de l'affaire par la télévision suisse romande, il lui réclame «au minimum» 15 millions de francs en dommages et intérêts.

L'encaveur valaisan a également attaqué la RTS pour atteinte à sa personnalité. Contestant la couverture de l'affaire par la télévision suisse romande, il lui réclame «au minimum» 15 millions de francs en dommages et intérêts.

Keystone

Le «Walliser Bote» et Dominique Giroud ont trouvé un accord extrajudiciaire. L'encaveur avait déposé une plainte au civil en 2016 contre le journal haut-valaisan pour atteinte à la personnalité, assortie d'une demande en dommages et intérêts.

«Lynchage médiatique» et erreur du journal

Les deux parties ont convenu de garder les détails confidentiels, peut-on lire lundi dans les colonnes du journal. Ce dernier publie une longue interview (conduite sous forme écrite) de Dominique Giroud, qui fait partie du règlement à l'amiable, précise l'encaveur. Dans le texte, disponible aussi en français sur le site du «Walliser Bote», il déplore avoir été la victime d'un «lynchage médiatique».

Le journal reconnaît «des erreurs, et le fait que Dominique Giroud n'a jamais été sanctionné par aucun juge ou procureur pour ses pratiques œnologiques».

Condamné à neuf mois avec sursis

En octobre 2018, le tribunal de Sion a condamné Dominique Giroud à une peine de prison de neuf mois avec sursis de trois ans. L'encaveur a été reconnu coupable d'escroquerie en matière de contribution, de fraude fiscale et de délits fiscaux. Il a fait recours au tribunal cantonal.

L'encaveur avait aussi été accusé d'avoir coupé du vin de manière illégale. En décembre 2014, le ministère public vaudois avait cependant classé l'affaire. En Valais, une dénonciation du chimiste cantonal remontant à 2001 était tombée en prescription. Dans un rapport publié en décembre 2014, la commission de justice du Grand Conseil valaisan avait critiqué la passivité du juge d'instruction dans ce dossier.

Conflit avec la RTS

L'encaveur valaisan a également attaqué la RTS au civil pour atteinte à sa personnalité. Contestant la couverture de l'affaire par la télévision suisse romande, il lui réclame «au minimum» 15 millions de francs en dommages et intérêts.

Il demande aussi la suppression de toutes les archives de la RTS en relation avec l'accusation de falsification de marchandises. Une audience à ce sujet est prévue fin juin devant le Tribunal de Sion, précise à Keystone-ATS le porte-parole de Dominique Giroud, Marc Comina.

L'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision avait partiellement admis les griefs de l'encaveur en août 2016. Saisi par la SSR, le Tribunal fédéral avait confirmé en mars 2018 la condamnation de la RTS. Celle-ci, insatisfaite, a saisi la Cour européenne des droits de l'homme. Elle estime que le jugement du TF entrave le travail d'enquête journalistique.

L'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision avait admis en août 2016 une plainte de Dominique Giroud contre un reportage de «Temps présent», rejetant en revanche les griefs contre deux sujets du téléjournal de 19h30. Saisi par la SSR, le Tribunal fédéral avait confirmé en mars 2018 la condamnation de la RTS. Celle-ci, insatisfaite, a saisi la Cour européenne des droits de l'homme. Elle estime que le jugement du TF entrave le travail d'enquête journalistique.

(ATS)

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