Actualisé 24.02.2016 à 13:23

Canton de NeuchâtelAffaire Hainard: ancien journaliste condamné

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers a condamné mercredi pour diffamation un ancien journaliste à 30 jours-amende à 20 francs avec sursis.

Plaignant, Frédéric Hainard n'a pas assisté à l'audience judiciaire.

Plaignant, Frédéric Hainard n'a pas assisté à l'audience judiciaire.

photo: Keystone/ARCHIVES

La justice neuchâteloise a reconnu un ancien journaliste coupable de diffamation à l'égard de Frédéric Hainard.

En cause, des termes auxquels le prévenu fait référence dans un récit publié sur internet pour décrire le comportement de l'ancien conseiller d'Etat.

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers a condamné mercredi cet ancien journaliste à 30 jours-amende à 20 francs avec sursis. «Nous allons attendre les considérants du jugement, mais ferons probablement appel», a indiqué l'avocat Yves Grandjean.

La lecture du jugement s'est déroulée en l'absence du plaignant Frédéric Hainard et de son mandataire. Le prévenu comparaissait devant la justice après avoir contesté l'ordonnance pénale qui le condamnait à une peine pécuniaire avec sursis pour diffamation.

Dans un essai consacré à l'affaire Hainard publié en décembre 2013 sur le site d'opinion «La Méduse», le prévenu a attribué à Frédéric Hainard un comportement répréhensible alors qu'il était officier de police: avoir amené en 2005 un enfant russe au poste pour obliger sa mère en situation illégale à venir le chercher.

Ordonnance de classement

Dans son récit, l'ancien correspondant de l'Agence télégraphique suisse (ats) à Neuchâtel utilise notamment les termes de «récidive» et de «séquestration» pour définir le comportement de M. Hainard. Pour le tribunal, ces allégations sont en contradiction avec une ordonnance de classement du Ministère public établie avant la parution du texte sur Internet.

Pour le juge Olivier Babaiantz, l'accusé aurait dû tenir compte de ce document qui relève que les ordres de l'opération menée en 2005 n'émanaient pas de Frédéric Hainard, bien qu'il ait participé à l'action. Le magistrat estime que l'accusé n'a pas tout fait pour vérifier la véracité des faits. Au vu de sa formation, il aurait dû vérifier ses affirmations.

Preuve de bonne foi

«Vous avez échoué à porter la preuve de la bonne foi», a déclaré le juge à l'adresse de l'accusé qui avait dit lors de son audition ignorer le classement de la procédure. Son avocat réclamait son acquittement.

«Frédéric Hainard passe pour quelqu'un qui a des comportements moralement réprouvés», a estimé le juge Olivier Babaiantz qui juge que des passages sont attentatoires à l'honneur. Il n'a en revanche pas donné suite à la demande du plaignant d'obtenir une indemnité pour tort moral de 4000 francs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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