Etats-Unis: Affaire russe: Trump parle d'«histoire bidon»
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Etats-UnisAffaire russe: Trump parle d'«histoire bidon»

Robert Mueller, responsable de l'enquête sur l'ingérence russe, enquête désormais sur une possible obstruction à la justice de la part du président.

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Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

Keystone
La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

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Donald Trump a qualifié à nouveau jeudi d'«histoire bidon» une éventuelle collusion entre ses proches et Moscou, alors que le procureur spécial chargé d'enquêter sur l'affaire russe cherche à savoir, selon plusieurs médias, si le président américain a entravé la justice. «Ils ont fabriqué une collusion bidon avec l'histoire russe, ils n'ont trouvé aucune preuve, et donc maintenant ils se lancent dans l'entrave à la justice sur cette histoire bidon. Sympa», a tweeté Donald Trump.

Donald Trump a-t-il fait obstruction à la justice dans l'affaire russe? Cette question fait désormais partie de l'enquête du procureur spécial qui chapeaute l'investigation sur l'ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine, affirme mercredi le Washington Post.

Un ex du FBI

Le procureur indépendant, ancien chef du FBI, interroge actuellement des responsables du renseignement pour déterminer si le président américain a tenté de freiner ou de bloquer l'enquête qui s'intéressait jusqu'ici à cette ingérence ainsi qu'à une possible collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie, selon le quotidien de mercredi qui cite des sources anonymes.

Le procureur Mueller aurait sollicité des entretiens avec cinq pontes du renseignement, dont trois ont accepté d'être entendus. Il s'agit de Daniel Coats, directeur du Renseignement, Mike Rogers, directeur de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de son ancien adjoint, Richard Ledgett.

Ces entretiens pourraient se tenir dès cette semaine, selon le Post. «Je reconnais que nous avons eu une rencontre avec le procureur spécial», a par ailleurs confirmé le sénateur démocrate de la commission du Renseignement, Mark Warner.

«Tournant majeur»

Le fait d'élargir ainsi le champ de l'enquête représente «un tournant majeur», souligne le Washington Post. Le journal affirme par ailleurs que les enquêteurs sont à la recherche de potentiels délits financiers chez les collaborateurs du milliardaire républicain.

Les équipes juridiques de Donald Trump ont rapidement dénoncé l'article du Post. «La fuite d'information du FBI ayant trait au président est scandaleuse, inexcusable et illégale», a dit mercredi un porte-parole des conseillers juridiques de Trump, Mark Corallo. Le bureau du procureur spécial s'est refusé à tout commentaire.

Témoignage à charge de Comey

Le président américain s'était félicité la semaine dernière des déclarations de James Comey, ancien chef du FBI qu'il a limogé début mai, qui a affirmé devant le Sénat lors d'un témoignage très à charge contre Donald Trump, que celui-ci ne faisait pas l'objet d'une enquête de la police fédérale dans le cadre de l'affaire russe à l'époque où il était en place.

Selon les sources anonymes du Washington Post, la donne a changé «rapidement après le limogeage de M. Comey» le 9 mai. Robert Mueller avait été nommé procureur spécial dans cette affaire pour garantir l'indépendance de l'enquête la semaine suivante, le 17 mai.

James Comey a notamment déclaré la semaine dernière au Sénat qu'il pensait avoir été écarté par M. Trump en vue d'affaiblir l'enquête menée par son agence dans cette affaire. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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