États-Unis: Affaire ukrainienne: l’aveu du fils de Joe Biden
Publié

États-UnisAffaire ukrainienne: l’aveu du fils de Joe Biden

Hunter Biden a reconnu mardi que son nom avait joué un rôle important dans sa nomination au conseil d’administration du groupe gazier ukrainien Burisma.

«Je pense qu’ils ont vu que pour eux, mon nom valait de l’or», a confié Hunter Biden lors de cet entretien (images d’archives).

«Je pense qu’ils ont vu que pour eux, mon nom valait de l’or», a confié Hunter Biden lors de cet entretien (images d’archives).

AFP

Le fils de Joe Biden a admis dans un entretien diffusé mardi par la BBC que son nom lui avait permis d’obtenir une place au conseil d’administration du groupe gazier ukrainien Burisma, une nomination décriée par Donald Trump et figurant au cœur de la première procédure en destitution de ce dernier.

«Je pense qu’ils ont vu que pour eux, mon nom valait de l’or», a confié Hunter Biden lors d’un entretien à l’émission radio de la BBC «Today», diffusé pour la sortie de son autobiographie «Beautiful Things».

«J’ai limité à 100% ce que j’ai fait pour eux»

L’avocat de 51 ans explique que le groupe ukrainien espérait se diversifier à l’international et «dans d’autres secteurs afin de se protéger» contre Moscou après l’annexion de la Crimée en 2014. Et assure qu’il n’a pas utilisé ses relations familiales pour tenter d’influencer la politique étrangère américaine: «J’ai limité à 100% ce que j’ai fait pour eux à mon rôle au conseil d’administration».

«Le nom Biden est synonyme de démocratie et de transparence et c’est pour cela que j’ai dit que cela valait de l’or pour eux», poursuit Hunter Biden dans l’émission de BBC Radio 4.

Sans expérience particulière dans le secteur énergétique européen, Hunter Biden avait été nommé au conseil d’administration de Burisma en 2014, lorsque son père était vice-président de Barack Obama. Il était payé quelque 50’000 dollars par mois, selon les républicains, jusqu’à son départ en avril 2019.

Son siège au conseil de Burisma fut au centre de la première procédure de destitution historique contre Donald Trump.

Soupçons de «corruption» non démontrés

En 2019, les démocrates avaient accusé le républicain d’avoir abusé de sa fonction présidentielle en faisant pression sur l’Ukraine afin que Kiev enquête sur Joe Biden et les activités commerciales de son fils.

Le milliardaire avait été acquitté début 2020. Puis avait évoqué de manière répétée des soupçons de «corruption», non démontrés, contre les Biden pendant toute sa campagne présidentielle. «Où est Hunter?» est resté un cri de ralliement des Trumpistes.

Après une enquête parlementaire, des sénateurs républicains avaient conclu en septembre 2020 que les relations de Hunter Biden avec Burisma étaient «gênantes» pour le gouvernement américain. Mais ils n’avaient pas démontré que Joe Biden avait influencé la politique étrangère américaine ou agi pour aider son fils.

Dans son livre, publié par Gallery Books, filiale de la maison d’édition Simon & Schuster, Hunter Biden explique néanmoins qu’il refuserait ce mandat si c’était à refaire. L’ouvrage sera publié à la rentrée en français par Albin Michel.

(AFP)

Ton opinion