Genève: Affiches et comm' contre la cambriole
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GenèveAffiches et comm' contre la cambriole

Pierre Maudet et la cheffe de la police présentaient jeudi le concept GE_veille, dispositif de lutte contre le cambriolage, l'une des deux priorité du département de la sécurité.

par
Jérôme Faas
Le conseiller d'Etat Pierre Maudet et la cheffe de la police Monica Bonfanti devant l'une des affiches de la campagne de prévention qu'initie le département de la sécurité.

Le conseiller d'Etat Pierre Maudet et la cheffe de la police Monica Bonfanti devant l'une des affiches de la campagne de prévention qu'initie le département de la sécurité.

Des placards rappelant les gestes adéquats, des séances d'informations et une newsletter mensuelles: plus qu'un véritable réseau de lutte contre le cambriolage, le concept GE_veille est avant tout une large campagne de prévention et une opération de communication visant à rapprocher forces de l'ordre et population. Jeudi, le conseiller d'Etat Pierre Maudet et la cheffe de la police Monica Bonfanti présentaient le dispositif, finalement peu comparable au programme vaudois «police-population».

«30% des cambriolages sans effraction»

L'idée genevoise? «Inculquer les bons réflexes à la population», résume Monica Bonfanti. 30% des cambriolages, en effet, s'effectuent sans effraction. Il s'agit donc d'infléchir les habitudes des habitants, de «durcir la cible», comme dit Pierre Maudet, de «compliquer la vie aux cambrioleurs».

messages d'alerte spécifiques

Concrètement, cinq affiches transmettront des messages simples aux Genevois. Par exemple, «réflexe n°2, faire vider votre boîte aux lettres peut vous éviter un cambriolage». La police tiendra mensuellement une séance d'information à l'hôtel de police. Elle rencontrera aussi la population dans les communes qui le souhaitent. Enfin, tout un chacun pourra s'inscrire à un bulletin d'information électronique diffusant la «météo des cambriolages» et des messages d'alertes spécifiques aux communes.

La police contre la délation

Tous les habitants sont donc, de facto, membres du réseau, pour autant qu'ils soient réceptif au message policier. Pas question, en revanche, d'utiliser les Genevois comme indics. «Chacun doit rester bien à sa place, insiste Monica Bonfanti. Le but n'est pas de transformer le citoyen en agent délateur.» Formaliser une transmission d'informations aux forces de l'ordre n'est donc pas à l'ordre du jour. «Si un habitant voit quelque chose, il peut appeler le 117 ou la police municipale. Nous ne souhaitons pas aller au-delà.»

Le coût de la campagne

Sachant que Pierre Maudet rappelle qu'il n'a «pas de moyens illimités», et qu'il «ne dispose pas d'effectifs supplémentaires», il axe ses efforts sur la prévention et la sensibilisation. La campagne d'affichage, qui se prolongera jusqu'en juin 2013, coûtera 240'000 francs .

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