Affluence de mendiants gitans: l'inquiétude grandit
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Affluence de mendiants gitans: l'inquiétude grandit

LAUSANNE. Pour faire
face à l'afflux de SDF des
pays de l'Est, la Ville
filtre l'entrée des
hébergements d'urgence.

«L'an dernier, les lieux d'accueil nocturnes ont été pris d'assaut par des groupes de Roms, s'inquiète l'élu UDC Claude-Alain Voiblet. Certains auraient tenté de soutirer un peu d'argent aux autres SDF. Il a fallu une intervention policière pour remettre de l'ordre.» Municipal chargé des affaires sociales, Jean-Christophe Bourquin reconnaît avoir dû prendre des mesures fermes pour limiter l'accès aux hébergements de secours l'hiver passé, en raison de l'afflux de «musiciens» d'Europe de l'Est. Mais il réfute le racket et l'envoi de la police. «Je vais rappeler nos règles de filtrage à l'entrée pour assurer des lits aux gens d'ici.»

Alors que Genève dévoile aujourd'hui ses mesures pour contrer l'arrivée de mendiants gitans, certains craignent de voir arriver des Roms chassés du bout du lac. Hier vers 20 h 30, quatorze individus patientaient devant la Marmotte, lors des inscriptions pour dormir dans ce lieu de secours. Un sans-domicile russe explique que, parfois, des gitans arrivent en groupe, ce qui pose des problèmes d'accueil. «En provenance de Roumanie ou de Slovaquie, ils se disent musiciens, mais c'est du bluff: ils ne savent jouer que deux notes d'un harmonica acheté à moins de 10 fr. pour mendier.» Et de regretter que Lausanne ne fasse pas comme Genève et Bienne: «Là-bas, il faut passer un test pour pouvoir jouer dans la rue.»

Frédéric Nejad

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