Actualisé 25.01.2013 à 10:48

Syrie - Jordanie«Afflux absolument dramatique» de réfugiés

Le HCR est confronté à un afflux de réfugiés syriens sans précédent en Jordanie.

Jeudi, 4400 personnes sont arrivées dans le camp de Zaatari et pendant la nuit 2000 de plus, soit 6400 civils en 24 heures. Depuis le 1er janvier, un total de 30'000 Syriens sont arrivés en Jordanie, a précisé la porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à Genève Melissa Fleming. C'est le double du chiffre observé pendant tout le mois de décembre.

«C'est un afflux absolument dramatique. La plupart viennent de la région de Deraa, proche de la frontière», a dit Mme Fleming.

Les nouveaux réfugiés, dont beaucoup de femmes cheffes de famille et de personnes âgées, ont expliqué qu'ils fuient non seulement les violences, mais aussi les destructions de leurs propriétés, la fermeture des centres de santé, la forte hausse des prix alimentaires et du carburant.

Plus de 30'000 autres personnes attendraient de passer la frontière jordanienne. Dans le nord de la Syrie, ils seraient par ailleurs plus de 25'000 à attendre de passer la frontière turque. Au total, le HCR a enregistré près de 700'000 réfugiés syriens dans les pays voisins.

Appel urgent à augmenter l'aide

Les organisations humanitaires ont appelé vendredi à Genève à renforcer d'urgence l'aide internationale aux réfugiés et déplacés par le conflit au Mali. Selon le HCR, 230'000 déplacés dans le pays et 150'000 réfugiés ont besoin d'assistance.

«La situation humanitaire se détériore. Le HCR renouvelle son appel urgent à une augmentation de l'aide internationale», a déclaré la porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) Melissa Fleming.

Elle a précisé que 50'000 déplacés par les combats sont arrivés récemment dans la capitale Bamako. Ils survivent dans des conditions précaires dans des faubourgs très pauvres, a-t-elle dit. Depuis le début de l'intervention française le 11 janvier, le HCR a recensé 9000 nouveaux réfugiés dans les pays voisins.

«Cet afflux de réfugiés n'est pas encore alarmant», a indiqué la cheffe des opérations du CICR pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest Yasmine Praz Dessimoz. «Mais il faut suivre la situation de très près, car des informations inquiétantes font état de déplacements importants de population dans le nord», a-t-elle ajouté.

«Les gens fuient»

«Des gens fuient la ville de Tombouctou, car ils ont peur d'être pris dans les combats qui se rapprochent», a affirmé Mme Praz Dessimoz. Quelque 7000 personnes, ayant fui les combats dans la zone de Diabali, ont reçu jeudi à Niono une aide de l'organisation humanitaire et de la Croix-Rouge malienne.

La responsable du CICR a précisé que 15 blessés sont arrivés ces derniers à l'hôpital de Gao, soutenu par le CICR, et 35 blessés à l'hôpital de Tombouctou. En outre, 75 blessés sont soignés à Sevare et Mopti.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avertit que le conflit s'ajoute à une situation de crise chronique et à une situation alimentaire déjà difficile. Il a rappelé à tous les belligérants leurs obligations en lien avec le droit international humanitaire (DIh).

Par ailleurs, les habitants de la région de Gao sont désormais «dans la survie», les voies d'approvisionnement étant presque toutes coupées, alors que les forces françaises bombardent des positions de groupes islamistes armés, a aussi rapporté vendredi l'ONG française Action contre la faim (ACF). (ats)

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