Actualisé

FootballAffolter prend sa revanche en Allemagne

De surnuméraire en Super League, le Biennois est passé à un statut de titulaire en Bundesliga. Un changement appréciable.

par
Marc Fragnière
Le défenseur seelandais (à dr.) a réussi ses grands débuts sous le maillot du Werder Brême.

Le défenseur seelandais (à dr.) a réussi ses grands débuts sous le maillot du Werder Brême.

Avec les Young Boys, François Affolter n'entrait pas dans les plans de Christian Gross. Cet automne, il n'a joué que 360 minutes (3 titularisations et 2 entrées en cours de jeu). Pourtant, après quelques jours au Werder Brême, il est déjà incontournable.

– François Affolter, comment expliquez-vous vos débuts fracassants au Werder Brême?

– Tout est lié aux choix de l'entraîneur. A YB, je ne correspondais pas au profil recherché. Christian Gross mise sur des défenseurs physiques, aériens et solides dans le un contre un. Mes principales qualités sont la relance, la bonne lecture du jeu et la conservation du ballon. Au Werder, où le coach Thomas Schaaf préconise le jeu dans les pieds, on me fait confiance.

– Vous avez été prêté un an. On imagine aisément que vous pourriez continuer l'aventure allemande plus longtemps…

– J'ai un an pour convaincre le Werder de m'acheter. C'est l'objectif principal de ma carrière. Je suis très heureux d'avoir retrouvé du temps de jeu et, de surcroît, de l'avoir fait en ­Bundesliga.

– Quelles sont les différences entre la Suisse et l'Allemagne?

– Ici, tout est d'un niveau supérieur à ce que l'on peut expérimenter en Suisse. Le soutien et la pression populaires, le niveau de jeu… J'apprécie tout cela. J'ai besoin de me sentir sous pression pour donner le meilleur de moi-même et je joue mieux les gros matches. Un retour à Berne l'hiver prochain ne saurait me satisfaire. Après avoir goûté à la Bundesliga, ce serait difficile de retrouver la Super League.

– La Suisse, parlons-en! Quid de l'équipe nationale?

– J'ai quitté YB pour pouvoir jouer. C'était mon principal objectif. Maintenant que c'est le cas, dans un championnat qu'Ottmar Hitzfeld connaît par cœur, je ne serais pas surpris qu'il m'appelle.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!