Actualisé 04.07.2020 à 19:21

France

Affrontements à distance entre les pro et les anti-ours

L’abattage d’un plantigrade, début juin en Ariège, a fait réagir samedi ceux qui militent pour la réintroduction de cette espèce dans les Pyrénées. Ceux qui ne veulent pas l’y croiser ont aussi manifesté.

La photo de l’ours mort avait été publiée sur Twitter par la ministre française de l’Ecologie, le 9 juin dernier.

La photo de l’ours mort avait été publiée sur Twitter par la ministre française de l’Ecologie, le 9 juin dernier.

AFP

Quelque 150 personnes, soutenues par 14’000 pétitionnaires à Toulouse; environ 2000 manifestants près de l'Étang de Lers en Ariège : dans le sud-ouest de la France, les camps des pro et des anti-ours se sont mobilisés samedi, après l'abattage d'un plantigrade début juin.

A Toulouse, devant la préfecture, les manifestants ont réclamé le remplacement de l’ours abattu, un mâle de 4 ans, tué dans les Pyrénées ariégeoises, à l'appel de la Coordination des associations pyrénéennes pour l'ours (Cap ours). «Nous sommes 14’000 à manifester», a lancé aux participants le chef de file du camp pro-ours, Alain Reynes, invoquant le résultat, «constaté par huissière» d'une «télé manifestation» en ligne organisée conjointement. «Il est fondamental de remplacer l'animal tué, chaque spécimen compte», a lancé aux manifestants toulousains Alain Reynes, rappelant que l'État s'y était explicitement engagé dans son plan ours.

La manif a fait l’objet d’une retransmission Facebook en direct.

La manif a fait l’objet d’une retransmission Facebook en direct.

Capture d’écran

Parallèlement, près de 2000 éleveurs, élus, syndicalistes agricoles et chasseurs, étaient réunis en Ariège, autour de l'Étang de Lers, à l'appel du camp anti-ours. Ils réclament notamment la fin des lâchages d'ours et la suppression des spécimens les plus prédateurs.

Environ 2000 personnes ont manifesté contre la présence de l’ours, mais aussi du loup, dans leur région.

Environ 2000 personnes ont manifesté contre la présence de l’ours, mais aussi du loup, dans leur région.

AFP

Conflit sans fin

La mort de ce plantigrade a relancé le conflit récurrent entre éleveurs et défenseurs de la biodiversité depuis que la France a commencé dans les années 1990, en respect de ses obligations européennes, le repeuplement en ours du massif pyrénéen.

«Il faut retrouver les coupables, que l'affaire ne soit pas classée sans suite», a souligné Alain Marek, délégué régional de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

L’Etat a porté plainte mais l'enquête n'a jusque-là pas abouti, tandis qu'une offre par l'ONG Sea Shepherd d'une prime de 45’000 euros pour toute information menant aux auteurs, recherche d’information à laquelle Cap ours ne s'est pas associée, a mis le feu aux poudres dans le camp des anti-ours.

A la peine pour ramener le calme, l'État avait gelé en janvier son programme de réintroductions, invoquant «une dynamique favorable de la population ursine», avec une cinquantaine de spécimens désormais recensés dans les Pyrénées. Mais pour les pro-ours, ce chiffre n’est pas suffisant pour garantir la survie de l'espèce.

Quelque 10 millions d'euros seront aussi mobilisés en 2020 pour soutenir la cohabitation entre ours et pastoralisme dans le massif pyrénéen, a annoncé jeudi le préfet d'Occitanie.

(AFP)

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5 commentaires
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Titus

04.07.2020 à 22:00

Les ours doivent être réintroduits en ville, au milieu des bobos. Ainsi ces braves bêtes auront de quoi bouffer bio, vegan et progressiste.

Babewyse

04.07.2020 à 21:08

Que l’homme régule déjà sont espèces ce n’est pas à l’humain de dirigé et décider pour la faune pour remplacer par des moutons ce n’est pas normal de trouver des moutons en haute montagne ce n’est pas naturel mais l’ours oui le linx etc

Ga

04.07.2020 à 21:03

Bon moi je ne suis pas pour ça cette une grande erreur il ne sera jamais dans sont milieu naturel bref laisser ces animaux tranquilles ou il sont à force de l’es mettre à gauche à droite il deviennent méchant alors venez pas vous plaindre après