Actualisé 27.04.2020 à 22:47

Liban

Affrontements entre armée et manifestants

Des incidents ont éclaté lundi soir à Tripoli alors que des protestataires libanais ont été repoussés par l'armée.

1 / 26
AFP
Des manifestants ont coupé tard dimanche soir des routes à travers le Liban pour dénoncer une détérioration de la situation économique, une mobilisation intervenue malgré un couvre-feu et les mesures de confinement. (26 avril 2020)

Des manifestants ont coupé tard dimanche soir des routes à travers le Liban pour dénoncer une détérioration de la situation économique, une mobilisation intervenue malgré un couvre-feu et les mesures de confinement. (26 avril 2020)

Keystone
La rue libanaise réclame une refonte du système politique et la démission d'une classe politique accusée d'incompétence et de corruption. (Mardi 21 janvier 2020)

La rue libanaise réclame une refonte du système politique et la démission d'une classe politique accusée d'incompétence et de corruption. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP

Des affrontements ont eu lieu lundi soir à Tripoli (nord du Liban) entre l'armée et des centaines de manifestants réclamant un changement radical face à la crise économique. Malgré le confinement décrété dans le pays face à l'épidémie de coronavirus, des hommes, des femmes et des enfants ont défilé dans les rues, aux cris de «Révolution! Révolution!», a constaté un correspondant de l'AFP.

Les manifestants ont été repoussés par l'armée au moment où ils voulaient rejoindre la maison d'un parlementaire auquel ils sont hostiles. Certains manifestants ont jeté des pierres, l'armée a répliqué par des tirs en l'air pour disperser la foule dans la zone de la place al-Nour. D'après l'Agence nationale de l'information (officielle), la vitrine d'une banque a été brisée. L'armée a fait état d'incendies dans plusieurs banques, et du jet d'un cocktail molotov sur un véhicule militaire. La Croix-Rouge a affirmé avoir transporté trois personnes vers l'hôpital, et en avoir soigné d'autres sur place.

Crise économique

Le Liban est confronté à sa pire crise économique depuis la guerre civile (1975-1990), et la pandémie mondiale n'a fait qu'empirer les problèmes. La chute de la livre libanaise alimente une inflation qui a aggravé les difficultés pour la population, notamment dans une ville comme Tripoli, où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Cette cité portuaire a été l'un des foyers de la contestation dans les vastes manifestations contre la corruption et l'incurie des autorités qui avaient éclaté en octobre 2019.

Lundi soir également, les locaux de la banque centrale à Sidon (sud) ont été visés par des pierres et des pétards, selon l'Agence nationale de l'information. C'est dans cette ville samedi soir qu'un engin explosif avait été jeté contre une banque.

Vendredi avait été annoncée une chute de 5,7 milliards de dollars (5,56 milliards de francs) des dépôts bancaires dans le pays lors des deux premiers mois de l'année, alors que les retraits sont censés être plafonnés et les virements internationaux interdits. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!