Afghanistan: Les otages français en bonne santé
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Afghanistan: Les otages français en bonne santé

KANDAHAR - Selon les talibans, les deux humanitaires français enlevés mardi dans le sud-ouest de l'Afghanistan se portent bien.

Ils sont détenus sur une base des talibans en attendant qu'une décision soit prise sur leur sort, ont affirmé samedi les rebelles afghans.

«Notre enquête sur leurs liens et affiliations continuent. Notre conseil n'a pas encore décidé de leur sort», a déclaré un porte- parole de la milice islamiste, Youssouf Ahmadi. En attendant, les deux volontaires français de l'ONG Terre d'enfance et leurs trois accompagnateurs afghans sont «traités comme des invités».

Le rapt avait été revendiqué sans preuve mercredi par les talibans. Les rebelles n'ont présenté jusqu'ici aucune revendication ni divulgué les identités de leurs otages, enlevés sur la route reliant la province de Nimroz à celle, plus au nord, de Farah.

Le gouverneur de la province de Nimroz, Ghulam Dastgir Azad, avait confirmé un peu plus tôt que les deux Français - un homme et une femme - avaient été enlevés par des talibans et transférés dans la province voisine d'Helmand, place forte des insurgés qui en contrôlent plusieurs régions.

Le chef de la police de Nimroz, Mohammad Daud Askaryar, a de son côté affirmé qu'au moins un des accompagnateurs afghans était soupçonné «d'être impliqué dans l'enlèvement» des Français qui étaient vêtus à l'afghane, burqa pour elle et turban pour lui.

Leur interprète à Zaranj, capitale de Nimroz, près de la frontière iranienne, est pour sa part «détenu pour être interrogé», a-t-il dit sans autre précision. L'ambassade de France à Kaboul et le ministère français des affaires étrangères se sont refusés à tout commentaire.

«Nous avons pris note de ces déclarations. Nous restons pleinement mobilisés, en liaison avec les autorités afghanes, pour la libération de nos compatriotes», s'est contenté d'affirmer le porte-parole du Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi.

Rompant vendredi son silence sur cette affaire, l'ONG française avait appelé à la «libération rapide» de ses employés, soulignant que «la revendication, par un porte-parole d'un groupe taliban, de leur enlèvement plongeait toute l'association dans l'inquiétude et l'incompréhension».

Les deux Français et huit collègues afghans géraient des projets éducatifs à Zaranj. Très peu d'expatriés travaillent pour des ONG dans le sud du pays, épicentre de l'insurrection des talibans et principale région productrice d'opium au monde. La force de l'OTAN mène depuis un mois une vaste offensive dans le nord de la province d'Helmand.

(ats)

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