Uri: Agent dédommagé après avoir étouffé une affaire
Actualisé

UriAgent dédommagé après avoir étouffé une affaire

Un policier uranais a été licencié après avoir voulu cacher un accident sur un parking, provoqué par sa copine ivre. Malgré ça, il a reçu un dédommagement financier, la justice ayant estimé que cette sanction était trop lourde.

par
ofu

L'affaire révélée ce jeudi par «Blick» risque de ne pas plaire aux contribuables du canton d'Uri. Le 26 août dernier, la compagne d'un policier a endommagé une auto garée alors qu'elle conduisait la voiture de l'agent. Le journal rapporte qu'elle était ivre au moment des faits.

«Tout s'est arrangé»

Au lieu de suivre la procédure standard, le policier de 63 ans a tenté d'étouffer l'affaire. Il a ainsi appelé la patrouille qui était déjà en route pour se rendre sur le lieu de l'accident pour lui dire que «tout s'était arrangé». Ses collègues ont donc fait demi-tour. Mais comme une tierce personne a contacté les forces de l'ordre peu après, la patrouille s'est déplacée une nouvelle fois. Arrivée sur place, elle a constaté que son collègue avait essayé de lui dissimuler les faits. Conséquence: le sexagénaire a été licencié avec effet immédiat et une plainte a été déposée contre lui.

Mais jugeant la sanction trop lourde, l'agent a déposé à son tour une plainte auprès du Tribunal cantonal. Avec succès puisque la justice a estimé que son licenciement était disproportionné, notamment parce qu'il s'agit d'un cas isolé et que le policier avait de toute manière prévu de prendre sa retraite en janvier de cette année. Les juges l'ont tout de même réprimandé pour ce qu'il avait fait.

«Un accord a été trouvé»

Contacté par «Blick», l'agent s'est contenté de dire: «Une rencontre est encore prévue avec la direction de la sécurité. Après ça, je pourrais peut-être en dire un peu plus.» Interrogé une deuxième fois après ce fameux rendez-vous, le sexagénaire a affirmé: «Je suis très satisfait. Je vais partir quelques jours à l'étranger.» Le policier a-t-il reçu un dédommagement? Dimitri Moretti, directeur de la sécurité, n'a pas voulu répondre à cette question: «Tout ce que je peux dire c'est qu'un accord a été trouvé.»

Des recherches menées par le quotidien alémanique montrent que l'agent a non seulement reçu des dommages et intérêts allant de trois à quatre salaires mensuels pour le licenciement avec effet immédiat, que le tribunal a finalement annulé, mais également un dédommagement allant de deux à six salaires mensuels.

L'affaire n'est pas encore totalement bouclée. L'enquête contre le policier est toujours en cours.

Ton opinion