Actualisé 23.03.2016 à 22:29

Lausanne (VD)Agressé, il s'évanouit au milieu de l'Hôtel de police

Un homme assure avoir été molesté par les videurs d'une boîte. Il s'est effondré au moment de déposer sa plainte.

von
Caroline Gebhard

Michaël fêtait dans un club le départ d'une amie à l'étranger. C'est au CHUV qu'il a terminé sa soirée, le 31 janvier dernier, après une altercation au Darling. Selon le jeune homme de 27 ans, la situation a dégénéré au moment de la fermeture, vers 5 heures.

Il assure qu'un des videurs se serait emporté alors qu'il attendait un ami vers la sortie aux côtés de sa compagne. L'agent leur aurait crié de «dégager», avant de lui balancer un coup de poing au visage. Le second vigile lui aurait ensuite serré le cou au point qu'il aurait perdu connaissance. Après avoir repris ses esprits, Michaël s'est rendu à l'Hôtel de police pour y déposer plainte. «Je suis entré et j'ai versé», raconte-t-il. Pris en charge par les policiers, il a été conduit au CHUV par une ambulance. Il en est ressorti avec une fracture du pouce et des hématomes. Quant à sa plainte, il l'a déposée quelques jours plus tard. Selon le porte-parole de la police de Lausanne, il arrive «rarement» qu'une personne s'évanouisse au milieu de ses locaux.

Le patron du Darling assure, lui, que les videurs n'ont jamais levé la main sur Michaël. Après avoir demandé «de façon respectueuse à tout le monde de quitter les lieux», ils ont accompagné ce client «très excité» et «alcoolisé» vers la sortie. «Ils ne l'ont pas touché autrement qu'en le prenant par le bras, il s'est blessé lui-même en donnant un coup de poing dans un objet publicitaire», décrit Carlos Azevedo.

Pas d'obligation de vidéosurveillance

Le jour des faits incriminés, il n'y avait pas de caméra de surveillance à l'intérieur du Darling. Depuis, le patron de ce club, au centre-ville, a décidé d'en installer cinq ou six. «C'était prévu de longue date», assure-t-il, précisant que cela n'a aucun lien avec l'agression dont Michaël se dit victime. Selon le porte-parole de la police lausannoise, il n'y a pas d'obligation, pour les établissements, d'installer des appareils de vidéosurveillance, mais lorsque tel est le cas, les normes légales en vigueur doivent être respectées.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!