Actualisé 24.01.2011 à 18:08

Tabassé vendredi passéAgressé, l'élu UDC Hans Fehr porte plainte

Le conseiller national zurichois Hans Fehr, agressé vendredi par des autonomes de gauche en marge de la réunion de l'Albisgüetli, dépose plainte contre inconnu lundi.

Hans Fehr, conseiller National UDC de Zurich a été pris à partie vendredi dernier par un groupe de manifestants, hostiles à l'UDC, en se rendant à la traditionnelle réunion annuelle de la section zurichoise du parti agrarien à l'Albisgüetli. Le démocrate du centre a subi des égratignures et des contusions aux côtes.

Maintenant que la plainte est déposée, je souhaite mettre un terme à cet épisode et ne plus le commenter, a déclaré M. Fehr à l'ATS. Il ne veut pas qu'on l'accuse d'instrumentaliser l'incident pour une cause politique.

Le municipal zurichois en charge de la police, Daniel Leupi (Verts), a condamné l'agression. Le comportement des agresseurs est «fondamentalement anti-démocratique», a-t-il indiqué lundi dans un communiqué. «Ni la violence ni les polémiques ne permettent de trouver des solutions».

Police critiquée

Des représentants de l'UDC avaient critiqué par voie de presse ce week-end la police municipale de Zurich, lui reprochant de ne pas avoir suffisamment protégé le conseiller national. Contacté par l'ATS, M. Leupi n'a pas souhaité s'exprimer d'avantage sur l'affaire.

Il est rare que les extrémistes de gauche suisses en viennent aux mains. Généralement, leurs actions prennent la forme d'attaques de peinture ou de dégâts matériels.

Jets de pierres

Vendredi soir, près d'une centaine d'extrémistes ont manifesté non loin de l'Albisgüetli, où se tenait la réunion annuelle de l'UDC zurichoise. Ils s'en sont pris aux policiers, déployés en nombre sur place, en leur jetant des pierres, des bouteilles et autres objets, a indiqué la police.

Les agitateurs ont également mis le feu à un container. M. Fehr a été pris dans les débordements et a été blessé. Il a dû être hospitalisé. La police a dispersé les manifestants avec des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène. Sept personnes ont été interpellées.

Les quatre principaux partis gouvernementaux - l'UDC, le PS, le PLR et le PDC - ont eux aussi condamné l'agression du conseiller national zurichois. De telles attaques représentent toujours une atteinte à la démocratie, ont-ils souligné dans un communiqué commun. (ats)

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