Genève: Agression dans une bijouterie des Eaux-Vives
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GenèveAgression dans une bijouterie des Eaux-Vives

Un joaillier de la rue Montchoisy s'est fait attaquer au couteau vendredi matin dans son commerce. Le malfrat court toujours.

par
Raphaël Leroy
C'est dans cette échoppe que l'agression a eu lieu.

C'est dans cette échoppe que l'agression a eu lieu.

Vers 11h vendredi matin, le patron d'une petite bijouterie de la rue Montchoisy, aux Eaux-Vives, a reçu la visite d'un curieux client. Aviné, l'individu «au comportement étrange» souhaitait faire l'acquisition d'une alliance pour sa copine.

Une lame de 30 cm

«Nous sommes alors sortis du magasin pour voir les prix des bijoux, témoigne le joaillier Asim Khan. Là, il m'a indiqué que c'était trop cher pour lui. Je lui ai donc conseillé d'aller en grande surface.»

C'est à ce moment-là que le malfrat l'a bousculé et l'a attaqué avec un couteau d'environ 30 cm. «Je vais te montrer!» lui a-t-il lancé, certainement vexé.

«Il m'a tapé à plusieurs reprises sur la tête avec son arme, poursuit Asim Khan. Je suis tombé par terre mais je me suis défendu. Une passante a alors appelé la police ce qui l'a fait fuir.»

Il est toujours en fuite

«L'agresseur est parti en direction du parc La Grange, indique Eric Grandjean, porte-parole de la police. Malgré des recherches et des contrôles, il court toujours.»

«Nous avons recueilli M. Khan juste après son agression, explique cette tenancière d'un café voisin. Il était très choqué. Malheureusement, nous n'avons rien vu.»

Au final, le joaillier s'en tire avec une coupure au crâne et un point de suture au pouce. «J'ai eu beaucoup de chance, s'exclame l'orfèvre qui a porté plainte lundi. Mais j'ai peur maintenant quand un client arrive. Les Eaux-Vives, ça devient vraiment n'importe quoi!»

Déjà quatre tentatives de casse

Car ce n'est pas la première fois que l'établissement du bijoutier est la cible de personnes mal-intentionnées. «L'année passée la vitrine de mon magasin a été brisée à quatre reprises avec des vols pour plus de 65 000 francs, précise-t-il. Si bien que mon assurance ne voulait plus m'assurer. Si je devais subir une autre attaque, je crois que je fermerais boutique.»

Une enquête a été ouverte. Elle est menée par la police judiciaire. Selon les pandores, le malfaiteur serait un trentenaire d'origine maghrébine qui portait une veste kaki et un jean bleu au moment des faits.

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