GENève: Agressions en hausse à l'Office des poursuites
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GENèveAgressions en hausse à l'Office des poursuites

La crise avive les tensions à l'Office des poursuites. Des mesures pour protéger le personnel sont à l'étude.

par
Giancarlo Mariani

Agressions verbales et physiques se multiplient à l'Office des poursuites (OP). «L'un d'entre eux a carrément pété les plombs au guichet. Il m'a empoigné, insulté et menacé devant tout le monde», témoigne un huissier encore désorienté par cette mésaventure survenue début mai.

La faute à la crise, qui met à mal les finances et les nerfs de nombre de débiteurs? «En huit ans d'activité, c'était la première fois que cela m'arrivait», avoue-t-il. L'agresseur s'est rendu de lui-même à la police et l'incident a fait l'objet d'un rapport interne.

«Nous avons enregistré une demi-douzaine d'agressions physiques depuis le début de la crise, reconnaît Olivier Chollet, préposé à l'OP. Mais l'escalade des incivilités concerne surtout les agressions verbales», ajoute-t-il, sans donner de chiffres.

Pour que celles-ci ne dégénèrent pas, et pour mieux protéger les 26 huissiers, des mesures sont à l'étude. «Nous songeons à équiper tous les parloirs de la rue du Stand de vitres de protection et nous avons décidé de ne plus nous rendre chez les débiteurs potentiellement dangereux. Dans un premier temps, on préfère les convoquer», déclare Olivier Chollet.

Le personnel en contact avec les usagers est également sensibilisé: «Une formation pédagogique et des consignes ont été données à ces collaborateurs qui doivent appliquer des mesures douloureuses mais avec le plus d'humanité possible.»

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