Conférence sur le racisme: Ahmadinejad et la Suisse épinglés par les journaux d'Israël
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Conférence sur le racismeAhmadinejad et la Suisse épinglés par les journaux d'Israël

La presse israélienne n'hésitait pas mardi, jour de commémoration de l'Holocauste, à comparer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Adolf Hitler.

Elle salue l'attitude des Européens mais épingle la Suisse, citant notamment les critiques de Benjamin Netanyahu contre le président de la Confédération.

La presse israélienne estime que les délégués européens à la conférence de l'ONU contre le racisme ont montré que «contrairement à ce qui s'était passé il y a 70 ans les Juifs ne sont plus seuls». Le tabloïd «Yediot Aharonot» - plus grosse diffusion de la presse du pays - fait lui remarquer que les représentants de la Suisse sont restés assis et n'ont pas bougé pendant ce discours «haineux».

«Yediot Aharonot» publie l'interview de l'ex-ambassadeur d'Israël à Berne Yitzhak Meir. M. Meir se présente comme un ami de la Suisse. «Il est impossible de rester neutre face aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale», dit-il également, «comme il est impossible de rester neutre face à Ahmadinejad».

Le «Jerusalem Post», quotidien de langue anglaise, met en valeur la question posée lundi soir par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au président de la Confédération dans son discours d'ouverture des cérémonies commémoratives de l'Holocauste:

Ban également critiqué

«Je me tourne vers vous président Hans-Rudolf Merz et vous demande: comment avez-vous pu rencontrer quelqu'un qui nie l'Holocauste et espère un nouvel Holocauste?»

Et M. Netanyahou de répondre aussitôt: «Nous ne permettrons pas aux partisans du négationnisme de perpétrer un nouveau génocide contre le peuple juif!»

«Haaretz», journal de référence, fait sienne la question, les paroles, de Moshé Kantor, président du Congrès juif européen: «Si Hitler lui-même s'était adressé aux délégués de la conférence, est- ce que le secrétaire-général de l'ONU Ban-Ki-Moon serait resté assis comme si de rien n'était? Honte à ceux qui sont restés dans la salle écouter Ahmadinejad ou l'applaudir!».

(ats)

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