Lucerne: AI: les modèles étrangers passés à la loupe
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LucerneAI: les modèles étrangers passés à la loupe

Les offices AI se sont penchés sur les modèles pratiqués par plusieurs pays à l'occasion de sa conférence annuelle.

Des voix s'élèvent en Suisse pour exiger un âge minimum pour le droit à une rente.

Des voix s'élèvent en Suisse pour exiger un âge minimum pour le droit à une rente.

photo: Keystone/Illustration

Réunie vendredi à Lucerne, la Conférence des offices AI (COAI) s'intéresse à la réadaptation professionnelle pratiquée à l'étranger. Trois spécialistes d'Angleterre, des Pays-Bas et du Danemark ont apporté leur éclairage sur différents modèles pratiqués dans leur pays.

Cette conférence annuelle a été ouverte par le conseiller d'Etat Guido Graf, directeur du Département de la santé et des affaires sociales du canton de Lucerne. Une centaine d'invités ont participé à la manifestation au Musée suisse des transports.

Avec les employeurs, les offices d'assurance invalidité (AI) ont placé 20'119 personnes atteintes dans leur santé sur le marché primaire du travail l'an dernier. Depuis 2012, 75'000 personnes ont ainsi été maintenues en emploi en dépit de problèmes de santé, a indiqué la COAI dans un communiqué.

Ce chiffre correspond presque à la population de la ville de Lucerne. L'action des offices AI et des employeurs montre que des quotas de personnes handicapées dictés par l'Etat ne sont pas nécessaires pour favoriser la réadaptation professionnelle et que la transformation de l'AI d'une assurance de rentes en assurance de réadaptation fonctionne, ajoute la COAI.

Age minimum

Une problématique actuellement débattue est celle des jeunes rentiers AI. Des voix s'élèvent en Suisse pour exiger un âge minimum pour le droit à une rente. Le spécialiste danois Tobias Carstensen a rendu compte des expériences faites dans son pays avec l'âge minimal fixé à 40 ans.

Parmi les autres orateurs du jour figuraient le professeur de l'Université d'Amsterdam Philip de Jong et Susan Scott-Parker. Cette Canadienne d'origine s'est fait un nom en Angleterre en tant que fondatrice et CEO de l'organisation Business Disability International et en tant que militante de l'inclusion des personnes atteintes dans leur santé. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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