Actualisé 29.07.2016 à 11:22

Transport aérienAir France: 139 vols annulés à Roissy

Deux vols de Paris pour Genève ont été annulés et trois dans le sens inverse. La grève des hôtesses et stewards d'Air France se poursuit ce vendredi.

1 / 25
Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

Le directeur des ressources humaines d'Air France s'était fait arracher la chemise lors d'une manifestation en 2015. Quatre ex-employés de la compagnie ont été condamnés ce mercredi en appel à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis. (23 mai 2018)

AFP/archive/photo d'illustration
Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Jean-Marc Janaillac au centre, CEO d'Air France-KLM lors de l'audience du procès de chemise arrachée à Paris, ce 30 novembre 2016. Des syndicalistes ayant agressé deux cadres lors d'une manifestation, écopent de 3 à 4 mois de prison avec sursis (mercredi 30 novembre 2016)

Reuters
Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

Le verdict pour la «chemise arrachée» sera rendu ce mercredi. Xavier Broseta, directeur des Ressources humaines d'Air France, tente d'échapper aux manifestants à Roissy (France) le 5 octobre 2015. (mercredi 30 novembre 2016)

AFP

Au troisième jour d'un conflit prévu jusqu'au 2 août, à Roissy 138 vols ont été annulés par anticipation et un avion pour Delhi a été supprimé «à chaud» vendredi matin. La Grève affecte les vols long et moyen-courriers au départ ou à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy

Selon ces sources, plus de neuf long-courriers sur dix (93%) sont assurés ainsi que 76% des moyen-courriers.

Le trafic en Suisse

A Orly, 20% des vols étaient annulés vendredi matin. Mais il est probable qu'il y ait des «annulations à chaud dans la journée, sur les moyen-courriers notamment», ont indiqué des sources aéroportuaires.

Concernant le trafic avec la Suisse, deux vols de Paris pour Genève ont été annulés et trois dans le sens inverse, selon un pointage effectué par l'ats sur le site de Cointrin. Deux vols ont été annulés (aller-retour) entre Zurich et la Ville lumière. Pas d'annulation en revanche pour les liaisons avec l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse.

À Genève Aéroport, la grève n'a pas entraîné de «flux intempestifs de passagers», la compagnie les ayant prévenus en avance, selon Bertrand Stämpfli, attaché de presse de l'aéroport.

Pas d'annulation en revanche pour les liaisons avec l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse.

Plus de quatre-vingts pourcents

Les personnels navigants commerciaux (PNC) sont appelés à cesser le travail jusqu'à mardi inclus pour protester contre le renouvellement pour 17 mois de l'accord d'entreprise fixant leurs règles de travail, de rémunération et d'avancement. La durée proposée par la direction est jugée «insuffisante» par le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC (45% à eux deux), à l'origine du mouvement.

Dans ses prévisions, Air France a prévu d'assurer vendredi «plus de 80%» de ses vols, un niveau quasi identique à la veille. La compagnie anticipait jeudi le maintien de «plus de 90%» des vols long-courriers, 85% des vols intérieurs et 75% des vols moyen-courriers de et vers Roissy.

Le transporteur regroupe dans ces prévisions de trafic les vols assurés par la compagnie traditionnelle Air France et ceux opérés par Hop! Air France, bien que la filiale dédiée aux trajets domestiques ne soit pas concernée par la grève.

Regret du PDG

Jeudi, le PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a dénoncé un conflit social «extrêmement regrettable et agressif», au «coût financier très élevé».

Mais pour les syndicats, le «mouvement massif» déclenché mercredi est une réponse à «l'obstination» de la direction qui refuse «de garantir (des) conditions de travail et de rémunération sur une période décente».

Alors que le texte en vigueur arrive à son terme au 31 octobre, le SNPNC et l'Unsa réclament un nouvel accord d'une durée de cinq ans ou à durée indéterminée. Le conflit social intervient en plein pic estival, une période stratégique pour la compagnie qui devait convoyer 150'000 passagers chaque jour ce week-end. Alors que le texte en vigueur arrive à son terme au 31 octobre, le SNPNC et l'Unsa réclament un nouvel accord d'une durée de cinq ans ou à durée indéterminée. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!