Berne: Aires de transit: pas de gel de la planification
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BerneAires de transit: pas de gel de la planification

La résistance de certaines communes à l'encontre des gens du voyage étrangers a donné lieu à un débat animé au Grand Conseil bernois.

Le PBD demandait un arrêt suite aux tensions survenues l'été passé à Wileroltigen (BE) entre la population et des gens du voyage étrangers.

Le PBD demandait un arrêt suite aux tensions survenues l'été passé à Wileroltigen (BE) entre la population et des gens du voyage étrangers.

Keystone

La résistance de certaines communes à l'encontre des gens du voyage étrangers a donné lieu mercredi à un débat animé au Grand Conseil bernois. Une majorité a rejeté deux interventions du PBD et de l'UDC qui voulaient geler la planification des aires de transit.

Le PBD demandait un arrêt suite aux tensions survenues l'été passé à Wileroltigen (BE) entre la population et des gens du voyage étrangers. Avec leur comportement agressif, ils ont effrayé la population, a dit le député PBD Jakob Etter. Cela a considérablement entamé la bonne volonté des habitants.

Début juin, des gens du voyage étrangers ont pris possession d'un terrain près de l'autoroute A1. La présence de 200 caravanes et jusqu'à 500 personnes avait créé des tensions dans le village voisin de Wileroltigen. Un comité de citoyens avait appelé à la résistance.

Quand on ne prend pas au sérieux les préoccupations de la population, cela conduit à une «radicalisation», a souligné le PBD. La politique doit aussi avoir le courage de faire une fois un pas en arrière.

Pour sa part, l'UDC voulait obliger le gouvernement à présenter un nouveau concept qui montre comment le problème des aires de séjour et de transit pour les gens du voyage indigènes et étrangers pouvait être résolu «le plus efficacement possible pour la population et le plus économiquement pour le canton».

L'inaction n'est pas une solution

Le PS, les Verts, les Vert'libéraux et le PLR ont souligné que le coup d'arrêt demandé ne résout pas le problème. Au contraire, le statu quo conduit à une escalade de la situation. Le conseiller d'Etat en charge du dossier, l'UDC Christoph Neuhaus, a rappelé que «les gens du voyage font partie de notre société depuis 500 ans». C'est un fait que les gens du voyage étrangers traversent la Suisse chaque été. Ils viennent, qu'il y ait de la place ou non.

L'exigence de l'UDC que la Confédération s'engage sur la question des aires de transit n'a, par contre, pas été contestée. Entre-temps, cette dernière a mis sur pied un groupe de travail chargé d'élaborer un concept qui comprend 10 à 12 aires de transit réparties sur l'ensemble de la Suisse. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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