Actualisé 02.02.2015 à 07:23

EgypteAl-Jazeera veut récupérer ses deux autres reporters

Alors que le reporter australien Peter Greste a été libéré et expulsé d'Egypte dimanche, deux autres journalistes de la chaîne Al-Jazeera sont encore en détention.

Le journaliste australien Peter Greste (à droite) a été expulsé d'Egypte dimanche. Deux autres reporters, Baher (Mohamed) et Mohamed (Fahmy), sont encore maintenus en détention.

Le journaliste australien Peter Greste (à droite) a été expulsé d'Egypte dimanche. Deux autres reporters, Baher (Mohamed) et Mohamed (Fahmy), sont encore maintenus en détention.

La chaîne de télévision Al-Jazeera s'est félicitée dimanche de la libération de son reporter australien Peter Greste, expulsé par les autorités égyptiennes vers son pays, et a réclamé la libération de ses autres journalistes toujours détenus en Egypte.

«Nous sommes heureux que Peter et sa famille puissent être réunis», a déclaré Mostefa Souag, directeur général par intérim d'Al-Jazeera Media Network, basée au Qatar.

Cependant, «nous ne retrouverons pas la quiétude tant que Baher (Mohamed) et Mohamed (Fahmy) ne retrouveront pas aussi leur liberté», a-t-il ajouté en référence à deux autres journalistes de la chaîne, un Egyptien et un Egypto-canadien, qui ont été emprisonnés fin 2013, avec que M. Greste.

Fausses informations diffusées

Les autorités égyptiennes ont ordonné dimanche l'expulsion de Peter Greste, condamné à 7 ans de prison pour avoir «diffusé des fausses informations» en «soutien» aux Frères musulmans du président destitué Mohamed Morsi, a annoncé à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur.

Peter Greste avait été arrêté en décembre 2013, avec son collègue Mohamed Fahmi, dans une chambre d'hôtel du Caire où ils avaient installé «sans autorisation» selon l'accusation, un bureau d'Al-Jazeera. Peu après, la police avait interpellé Baher Mohamed, un autre journaliste de la chaîne. Les trois journalistes ont été condamnés en juin dernier à 7 et 10 ans d'emprisonnement.

Epreuve injustifiable

«C'était une épreuve incroyable et injustifiable pour eux, et ils ont fait face avec dignité», a déclaré Mostefa Souag, notant que «l'intégrité de Peter n'est pas seulement intacte, mais elle a été encore renforcée par le courage et le sacrifice dont il a fait preuve».

Après la libération de Peter Greste, «les autorités égyptiennes ont le pouvoir de bien terminer (l'affaire) aujourd'hui» en libérant les deux autres journalistes d'Al-Jazeera, a-t-il conclu.

(afp)

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