Actualisé 11.03.2013 à 10:02

Irak

Al-Qaida dit avoir tué 48 soldats syriens

L'Etat islamique en Irak (ISI), branche d'al-Qaida, a revendiqué l'embuscade qui a coûté la vie à 48 soldats syriens et neuf gardes irakiens dans la province d'al-Anbar la semaine dernière.

Les soldats syriens blessés s'étaient réfugiés en Irak pour fuir les combats qui les opposaient aux rebelles sur le sol syrien. Leur convoi a été attaqué alors qu'il traversait la province d'al-Anbar (ouest), en direction de la frontière, pour être rendus à la Syrie.

«Dans le désert de la province d'Anbar, des équipes armées ont réussi à décimer un convoi de l'armée safavide et ses véhicules» qui transportaient des soldats syriens et des «chabbiha» (miliciens pro-régime), indique la branche du réseau extrémiste dans ce texte.

Par safavide, l'ISI désigne les organes étatiques irakiens, et par extension le gouvernement dominé par les chiites de Nouri al-Maliki, qu'elle considère comme inféodés à l'Iran.

L'embuscade avait été tendue en plein désert dans cette province de l'ouest de l'Irak, à majorité sunnite, le 4 mars dernier. Les victimes, des soldats blessés, avaient franchi la frontière au point de passage de Rabiyah, au nord de l'Irak, pour fuir les combats très violents qui se déroulaient du côté syrien.

Les militaires syriens avaient été transférés par les autorités irakiennes de la province de Ninive vers Bagdad et retournaient vers la frontière quand l'attaque a eu lieu.

Dans la foulée, le ministère irakien de la Défense avait accusé un «groupe qui s'est infiltré en Irak depuis la Syrie» d'être derrière l'attaque. (afp)

Homs bombardée

L'aviation syrienne bombardait lundi Baba Amr, quartier symbolique de la ville de Homs attaqué de nouveau par les rebelles. Un an après la prise de ce quartier par l'armée, à l'issue de plusieurs semaines de bombardements intenses ayant fait des centaines de morts, les rebelles ont lancé dimanche à l'aube un assaut surprise contre Baba Amr, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'aviation du régime a répliqué par des raids sur Baba Amr, aux abords duquel étaient déployés des renforts militaires, et la ville de Homs était «complètement bouclée» par l'armée selon cette organisation.

Une guerre aux conséquences dévastatrices

Il faut d'urgence une initiative diplomatique pour mettre un terme à des «violences effroyables» en Syrie, a affirmé lundi le président de la commission d'enquête de l'ONU Paulo Pinheiro. A défaut, le conflit risque d'avoir des conséquences dévastatrices dans la région, a-t-il averti.

La guerre a atteint «de nouveaux sommets dans la destruction», a déclaré Paulo Pinheiro en ouvrant à Genève un débat sur le rapport de la commission de l'ONU devant le Conseil des droits de l'homme. Il a dénoncé «l'escalade dans l'utilisation de la force dans la croyance erronée que la victoire est à portée de main».

«La guerre montre tous les signes d'une impasse destructrice» et ses «effets déstabilisateurs sont ressentis de manière croissante dans toute la région», a averti le président de la commission d'enquête.

Il a appelé toutes les parties à «redoubler d'efforts» pour trouver une solution négociée au conflit, qui, en deux ans, a fait plus de 70'000 morts, 2,5 millions de déplacés en Syrie et plus d'un million de réfugiés dans les pays voisins.

«Si les acteurs sur le plan national, régional et international échouent à trouver une solution au conflit et à mettre fin à l'agonie de millions de civils, l'alternative sera la destruction politique, économique et sociale de la Syrie et de sa société, avec des conséquences dévastatrices pour la région et le monde», a déclaré Paulo Pinheiro.

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