Football: Alain Geiger: «Pour moi, c’est clairement rouge»
Publié

FootballAlain Geiger: «Pour moi, c’est clairement rouge»

Dans le derby du Rhône (1-1), la faute inconsidérée de Theler sur Clichy a alimenté la polémique. Pour le coach du Servette FC, cela aurait dû valoir à son auteur une expulsion directe.

par
Nicolas Jacquier
Pour Alain Geiger, l’agression de Theler sur Clichy (45e) méritait un carton rouge direct. Mais le défenseur du FC Sion s’en est tiré avec un simple avertissement.

Pour Alain Geiger, l’agression de Theler sur Clichy (45e) méritait un carton rouge direct. Mais le défenseur du FC Sion s’en est tiré avec un simple avertissement.

KEYSTONE

Avec l’expulsion de Ndoye à l’heure de jeu suite à une faute de dernier recours sur Kyei, le FC Sion a terminé son derby contre Servette (1-1) à dix. Une expulsion qui a été le tournant du match dans la mesure où elle a totalement relancé une équipe «grenat» qui n’en menait pas large jusque-là. Mais les visiteurs de la Praille auraient tout aussi bien pu déjà perdre avant cela Sandro Theler, coupable d’une horrible faute sur Gaël Clichy alors que les deux équipes s’apprêtaient à regagner les vestiaires (45e).

Une faute proche d’un attentat qui aurait normalement dû valoir au jeune latéral droit valaisan, victime de sa fougue sur ce coup-là, un carton rouge. Pourtant, M. Jaccottet allait faire preuve d’une étrange mansuétude en ne sortant que son carton jaune. Et l’on peut raisonnablement se demander pourquoi les juges de la VAR n’ont pas daigné broncher après avoir vu les images. S’ils les ont cautionné, c’est pire encore

«Pour moi, c’est clairement rouge, devait d’ailleurs assez justement tempêter Alain Geiger. Il lui arrache la cheville. Je ne pense pas qu’il y a l’intention de blesser. C’est plus de la maladresse. C’est comme s’il faisait exprès sans le faire exprès.»

Différence de traitement

Dans le feu de l’action, le coach du Servette avait vainement tenté d’alerter le quatrième arbitre en fustigeant le geste du No 77 valaisan. En pure perte puisque le coupable devait s’en tirer avec un simple avertissement. «On a quand même le droit de dire quelque chose pour défendre ses joueurs», devait justifier le technicien de la Praille, s’étonnant de la différence de traitement existant avec d’autres équipes, sans doute mieux protégées que les Romands. «Si cela s’était passé à Bâle ou à Saint-Gall…»

Jeudi soir, l’intervention de Theler n’a en tout cas pas manqué d’alimenter la polémique, autant que le silence de la VAR. Interrogé sur la faute inconsidérée de son défenseur, Fabio Grosso a préféré dribbler la question pour évoquer une faute servetienne qui, selon lui, aurait aussi pu valoir à son auteur (ndlr: Cespedes), déjà précédemment averti, une expulsion. «Je ne juge jamais ce que font les arbitres, devait-il lâcher à tête reposée. Ce que je constate par contre, c’est qu’un Servettien aurait dû être expulsé en début de match. D’habitude, sur une telle faute, c’est un deuxième carton jaune, donc un rouge…»

«On a été costaud. On affrontait un Servette en pleine confiance. Sur le terrain pourtant, cela ne s’est pas vu…»

Fabio Grosso, coach du FC Sion

Au demeurant, le coach de Tourbillon se réjouissait de l’état d’esprit affiché par son équipe. «Ce n’était pas facile de ramener un point après s’être retrouvé à 10 contre 11. On l’a pourtant fait. Aujourd’hui, on a été costaud. On affrontait un Servette en pleine confiance. Sur le terrain pourtant, cela ne s’est pas vu…» En tout cas jusqu’à l’expulsion de Ndoye. «Si on reste à 11, je suis convaincu que l’on gagne le match», lâchait même Musa Araz.

Pour ce Sion apparu en progrès, la venue de Vaduz ce dimanche s’apparente déjà à un match de la vérité.






Ton opinion

36 commentaires